Sur le renouveau du cinéma québécois

(Paru sur le blogue de Séquences. Mars 2015 : À relire ça aujourd’hui, un texte assez ordinaire qui passe trop de temps à s’attaquer à une idée, film de festival, qui n’en méritait pas tant, je me demande surtout ce qui se passe avec cette « Nouvelle vague ». Pas avec ses films ou ses cinéastes, qui continuent tous de travailler, mais cette idée critique de les regrouper dans un même mouvement, et surtout les discussions qui s’ensuivirent, la table ronde avec 24 Images et Nouvelles Vues et le texte de George Privet  qui s’y attaquait, et plus tard Simon Galiero dans Liberté. Personnellement, le cinéma québécois m’indiffère de plus en plus, et j’aimerais mieux qu’on me convainc que je me trompe, ou du moins que je devrais faire l’effort de m’y intéresser – et ce n’est pas un gala des plus inutiles, ni les discours bienpensants qu’on peut y entendre qui me feront changer d’idée. Un éditorial, quelqu’un!)

Ce n’est pas la première fois que l’on ressort cette idée de « nouvelle vague » du cinéma québécois, mais l’expression vient d’être consacrée par nos cousins français, le dernier numéro des Cahiers du Cinéma s’attelant à définir la nouvelle génération de cinéastes émergents, les Denis Côté, Xavier Dolan, Maxime Giroux, Sophie Desrape, Myriam Verrault, Henri Bernadet, Stéphane Lafleur et Rafaël Ouellet, une sélection de plus ou moins jeunes loups qui, au premier abord, apparaît plutôt hétéroclite. L’article, intitulé La mouvée et son dehors : renouveau du cinéma québécois, a été écrit par chez nous, par un professeur de l’université Laval, Jean-Pierre Sirois-Trahan, aussi directeur du site Nouvelles « vues » sur le cinéma québécois; que ce regard interne soit publié à l’extérieur ne manque pas de surprendre, d’autant plus qu’il génère ici assez peu de réactions (excepté le 24 Images, il n’y a qu’un mince entrefilet dans Le Devoir et un billet rigolo de Richard Martineau). Sommes-nous si peu intéressés par notre propre cinéma? Enfin, c’est une tout autre question, pour ma part, je veux bien parler d’un renouveau du cinéma québécois, ça me semble incontestable, mais j’aurais tendance à nuancer ce discours un brin trop laudatif. Avant de m’engager à mon tour sur le chemin qu’il a tracé, je tiens à souligner  l’ambition et l’audace de Sirois-Trahan, se frotter au contemporain pour en repérer les mouvements étant toujours un exercice périlleux.

Commençons sur ce petit mot de « nouvelle vague », une expression qui m’agace vraiment, parce que l’auteur ne se contente pas de la ressortir joliment, il va jusqu’à insister sur sa pertinence, n’y trouvant pas là un « abus de langage ». À sa défense, il remarque bien lui-même que cette sélection de cinéastes est loin de constituer un groupe cohérent (disons simplement que l’amitié Côté/Dolan n’est pas la même que celle Godard/Truffaut, du moins à ses débuts), mais au-delà de cette idée de mouvement plus ou moins concerté, ou de « mouvée », pour emprunter l’expression de l’auteur, il y a ce détail, quand même fort important, comme quoi la nouvelle vague, la vraie, n’était pas qu’un renouveau du cinéma français, faut-il le dire, c’était avant tout un bouleversement du cinéma mondial. Sans tomber dans l’extrême du « film de festival » (j’y reviendrai), il faut quand même bien voir que le cinéma d’un Maxime Giroux ou d’un Stéphane Lafleur est fortement ancré dans certaines tendances du cinéma contemporain, qui n’existent pas qu’à l’échelle du Québec. Bien sûr, ils utilisent ces cadres esthétiques de manière personnelle, il reste qu’il n’y a rien de radicalement nouveau dans un film comme Continental, rien en tout cas que l’on peut comparer au choc d’À bout de souffle. Nouvelle vague, c’est une expression qu’on ne peut utiliser à la légère, à moins d’en appauvrir le sens, ce que l’on fait bien souvent d’ailleurs, cette expression surgissant fréquemment, dès que deux trois cinéastes semblent se lancer dans une direction semblable – n’a-t-elle pas été utilisée déjà dans les années 90, de façon encore moins convaincante, devant les Denis Villeneuve, Manon Briand, André Turpin et toute la gang à Cosmos?

Bon, détail mineur finalement, qui concerne plus le regard d’ensemble et non les particularités de chacun, car si je peine à partager le même degré d’enthousiasme devant les promesses de cette nouvelle génération, la description de leur cinéma respectif me semble au contraire très juste. Ainsi, souhaiter assigner une véritable direction à cette sélection bigarrée est illusoire, tant les approches de chacun sont variées, il n’y a que le trio Maxime Giroux – Rafaël Ouellet – Denis Côté qui va de soi. De toute façon, l’auteur cherche surtout à cerner les nouveaux cinéastes les plus prometteurs, sans nécessairement prétendre que sa communauté présente une cohésion à toute épreuve, ces auteurs partageant sans doute certains « voisinages esthétiques », bien qu’il soit difficile de déterminer un thème qui les regrouperait tous également. On pourrait toujours parler de la représentation de la marginalité, mais il n’y a là rien de neuf dans le cinéma québécois, c’est un thème qui parcourt toute notre cinématographie (forcément, pour un peuple minoritaire), de André Forcier à Robert Morin, en passant par Francis Mankiewicz ou même, dans un sens, le cinéma du Plateau des années 90 (quoique la marginalité du Plateau est désirée plus que réelle). De toutes les affinités relevées par Sirois-Trahan, la plupart s’appliquent à la majorité, mais pas à tous (la cruauté dans le regard, pas dans À l’ouest de Pluton, le naturalisme, pas chez Dolan, la banlieue et la région, pas chez Deraspe, etc.), excepté l’idée de décalage, qui toutefois n’est pas toujours source d’humour (plutôt de cruauté chez Giroux).  Encore là, ce « décalage du point de vue sur le réel le plus ordinaire » est assez nouveau d’un point de vue local, mais il n’a rien de spécifiquement québécois, il est même plutôt banal à l’échelle internationale.

À partir de cette dernière observation, il n’y aurait qu’un pas à franchir pour dénigrer tous ces cinéastes sous la belle appellation de « films de festival », comme si de s’inscrire dans un courant contemporain, aussi mineur soit-il, suffit pour sombrer dans un conformisme déplorable. Je ne crois pas que ce soit le cas ici, du moins pas pour la majorité de ces réalisateurs, il faudrait de toute façon poser la question à chacune de leurs œuvres et non à l’ensemble. Celui qui cadre le mieux dans cette définition d’un conformisme d’auteur (déjà discuté ici), quant à moi c’est Maxime Giroux, dont le Demain m’a très peu convaincu (alors que j’avais bien aimé ses courts métrages) et encore, ce n’est pas un quelconque conformisme qui me déplaît, mais plus simplement le propos et sa mise en scène (qu’ils soient conformistes ou non m’indiffère).

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Giroux traite dans Demain de l’usuel thème de la perdition en banlieue à partir de personnages faisant montre d’une apathie rare : un père qui se laisse mourir parce qu’il n’a rien de mieux à faire, un nouveau copain qui pourrait figurer dans un film de Georges Romero, ces personnages sont si amorphes qu’ils en deviennent caricaturaux. Quand, en plus, la caméra s’attarde aussi longuement sur leur vide, sur la banalité de leurs discussions, il n’y a plus que de l’emphase, un rien souligné à gros traits. C’est dans ces moments que la structure du soi-disant cinéma de la lenteur se fait sentir, qu’on sent une volonté de s’approprier quelque chose qu’on ne maîtrise pas tout à fait (quoi de plus difficile que de rendre pertinente cette insignifiance du quotidien?) Je pense à des dialogues triviaux autour de la télévision, à propos d’un jeu vidéo ou des batteries d’une manette, des moments où le discours dévastateur de Giroux retire toute vérité à la scène tant il est surligné, par des dialogues trop quotidiens, si c’est possible, par des acteurs trop indifférents, à la limite de l’inexistence (une non-vie qui, quant à moi, est déjà en soi une forme de jugement sur le personnage). Sirois-Trahan écrit être « effrayé par tant de noirceur », j’ai plutôt tendance à trouver ça faux, à me demander à quelle réalité cela est supposé correspondre. Il y a bien, heureusement, au centre du film, cette jeune fille qui est confrontée à ce vide et qui tente tant bien que mal d’exister, mais son combat apparaît toujours vain et illusoire, comme s’il ne lui était possible que de couler et de s’enfoncer, puisqu’au fond elle n’a rien à quoi s’agripper.

Ce que je reproche à Giroux finalement, c’est cette façon de se servir de ses personnages pour mieux servir un propos en somme assez banal, se distinguant simplement parce qu’il pousse la cruauté jusqu’au bout, comme si l’on prenait le désespoir des protagonistes de Continental, eux aussi confrontés au vide de leur quotidien, et qu’on en retirait toute trace humaine, question de n’en garder qu’une idée, celle du vide irrémédiable de la banlieue, pure représentation de la mort – mais une idée ainsi dénudée peine à prendre prise, elle apparaît sans substance. Il y a tout de même quelques moments plus inspiré dans Demain, un très beau plan dans un party par exemple, un panoramique semi-circulaire débutant sur le visage de lui et se terminant sur le visage de elle, le parcours lent de la caméra montrant l’amplitude de ce qui les sépare, alors qu’ils sont en fait côte à côte.

En écrivant ce court passage sur Demain, je ne peux m’empêcher de penser à ces contempteurs de ce type de cinéma au rythme délibérément lent, peu narratif, silencieux, distancié, contemplatif, enfin tous ces termes qui semblent synonymes aujourd’hui alors qu’ils ne s’impliquent nullement l’un l’autre; j’écris donc en tentant de me distancier le plus possible de leurs attaques centrées sur l’idée du vide. Car il n’y a pas d’expression plus affligeante actuellement que celle de « cinéma du vide », que l’on voit utilisée autant par les détracteurs que par les amateurs de ce cinéma, une appellation qui est encore plus vide que ce qu’elle est supposée désigner. Qu’entend-on exactement par vide? Qu’est-ce qui est vide? Si ce sont les personnages, alors le film dit quelque chose sur eux, et il n’est plus vide. Et je vois mal comment une œuvre quelconque peut être entièrement vide, ou même simplement y tendre. J’aurais bien pu utiliser cette expression à propos de Demain, mais je ne crois pas que le film de Giroux soit « vide » de quelque façon que ce soit, mes reproches ne concernent nullement une absence de sens ou de vision, au contraire : Demain tente d’approcher le vide et échoue, mais il y a là déjà un projet qui est plus que le vide lui-même, et qui serait celui de le saisir. Un film n’est jamais vide, le vide représente toujours quelque chose (la mort, la solitude, l’apathie…), il peut se décliner de diverses façons, susciter différentes émotions, chez les personnages comme chez le spectateur, et à moins d’utiliser de ces périphrases aussi jolies que fausses (genre : « Giroux plante sa caméra dans l’abysse et s’y enfonce lui-même »), on n’arrivera jamais à prouver qu’un film est vide.

Toutes ces étiquettes (cinéma de la lenteur, cinéma de festival, cinéma du vide…) sont très vagues, ce qui au fond importe peu, puisque c’est le propre de toutes catégorisations (un drame, c’est quoi?) Toutefois, ce flou devient problématique dès que l’on utilise ces termes comme argument ultime, supposer mettre fin à une discussion (et c’est toujours pour cela qu’on les brandit), comme si de dire « voilà, un film vide » permettait d’outrepasser tout devoir d’analyse. Sirois-Trahan effleure le problème dans son premier paragraphe, pour ensuite démontrer implicitement, cinéaste après cinéaste, qu’un reproche aussi flou que « cinéma de festivals » ne tient pas la route quand on s’attarde au film lui-même, à ses particularités. C’est bien pour cela d’ailleurs que l’on peut dire que sa nouvelle vague apparaît un peu confuse dans son orientation, écartelée entre des esthétiques apparemment antagonistes, puisqu’on ne saurait réduire la singularité de ces cinéastes en ces termes péjoratifs et, en fin de compte, insignifiants. Je ne veux pas nier l’existence d’un conformisme dans le cinéma dit d’auteur, ou que certains films sont créés avec spécifiquement en tête le public des festivals, mais qualifier un film de conformiste ou de conventionnel, peu importe le type de cinéma abordé, est toujours un raccourci facile pour ne pas avoir à faire de la critique, dire d’un film qu’il est conventionnel semblant être de nos jours la pire des insultes, alors que de suivre des conventions n’est pas en soi mauvais (tous les films le font dans une certaine mesure).

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De tous les cinéastes retenus par Sirois-Trahan, le choix le plus surprenant est sans doute Xavier Dolan, non qu’il soit moins talentueux que les autres, mais son cinéma coloré est à l’opposé de celui terne, brun, gris et ocre qui domine les autres élus. Il n’y a là toutefois qu’apparence, car en réalité le regard de Dolan est aussi cruel que peut l’être celui d’un Lafleur, dans la relation mère – fils de J’ai tué ma mère bien sûr, mais aussi dans sa façon de présenter la communauté dans laquelle nagent les personnages des Amours imaginaires. L’idée derrière ce film est simple : on tombe toujours amoureux de l’idée d’une personne plus que de la personne elle-même, tous les amours sont avant tout imaginaires, Dolan s’attarde donc à la surface des choses, c’est un cinéma fondé sur le cliché, faisant ressortir les apparences séduisantes à coup de ralentis, d’à-plats et de jeux de couleurs. L’amour qu’éprouvent Francis et Marie envers Nicolas (un Niels Schneider qui ressemble étrangement à une version jeune adulte du garçon de Mort à Venise de Visconti) est parfaitement superficiel, c’est pourquoi le personnage est si peu défini, il n’est qu’un idéal, et le film tire sa force du tiraillement qui le secoue entre un éloge de cet élan d’amour dérisoire mais beau et l’expression de ses limites. De même, Dolan semble s’identifier à la communauté du Mile-End qu’il utilise comme cadre, tout en en présentant clairement les aspects les plus prétentieux et vaniteux, par exemple cet attachement à la surface qui passe entre autres par le souci obsessif du vêtement. Ici, comme dans J’ai tué ma mère, le regard de Dolan part de l’intérieur et prend du recul pour se représenter lui-même de l’extérieur (une méthode assez proche de Woody Allen). Dans son premier essai, il évitait le pur nombrilisme en laissant la parole à la mère et dans son deuxième film il élargit son point de vue grâce à ces témoignages qui émaillent la narration elle-même, afin de nous rappeler que ce que vivent les personnages est loin d’être singulier, ce qui souligne d’autant plus la petitesse de leur vision. C’est là que se situe la cruauté, dans le regard du cinéaste envers ses personnages (et lui-même), non simplement dans les insultes qu’ils se lancent allègrement.

Cette cruauté, c’est exactement ce qu’il n’y a pas dans À l’ouest de Pluton, le film québécois le plus négligé des dernières années (je ne me rappelle même pas qu’on en ait parlé à sa sortie), cela fait bien plaisir qu’on lui accorde enfin la place qu’il mérite. C’est le genre de film que l’on aime dire (à tort) « petit », parce que son esthétique est simple, la mise en scène directe, parce qu’il n’y a pas de décadrages comme chez Dolan ou chez Lafleur, des silences comme chez Côté ou chez Giroux, pas de marques distinctives donc de ce satané « cinéma d’auteur ». Il s’agit pourtant du portrait le plus juste et le plus beau qui soit de l’adolescence, fort supérieur à mon avis au Tout est parfait d’Yves Christian Fournier (étrangement absent de la sélection de Sirois-Trahan d’ailleurs, tout comme le Nuages sur la ville de Simon Galiero, bien que ce dernier peut difficilement être relié aux autres, le point de vue étant très différent même si certains thèmes se recoupent). « À hauteur d’homme » écrit Sirois-Trahan, le mot est juste, il y a dans À l’ouest de Pluton quelque chose de très rare, cette impression d’être plongé dans l’adolescence, la caméra se tenant fièrement aux côtés des jeunes acteurs, les accompagnant autant que les dévoilant. Et pour une fois, le spectateur rit avec les personnages plutôt qu’à leurs dépens, ce qui déjà place ce film dans une catégorie à part, à mon sens le plus idiosyncrasique de cette sélection, malgré son esthétique plus banale, tant cette façon de regarder des acteurs droit dans les yeux est inaccoutumée. Les décadrages de Continental par exemple placent toujours le spectateur légèrement en surplomb des personnages, c’est la distance qui nous sépare d’eux qui rend leur malheur et leur désespoir si comiques. Je n’ai rien contre ce type de mise en scène, qui n’empêche pas de rester respectueux face à son sujet, mais il y a quelque chose de bien plus courageux dans la démarche de Myriam Verrault et d’Henri Bernadet, dans cette façon d’embrasser complètement son sujet au point de l’inclure dans son processus de création, de se frotter à lui plutôt que de le regarder de loin (une franchise qu’ils partagent d’une certaine façon avec Dolan).

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De Sophie Desrape, on retiendra rapidement son émouvant Les signes vitaux, qui est aussi travaillé par cette idée d’accompagnement, par cette nécessité d’un lien vivant entre les individus, ce lien dont on constate la perte dans Demain ou Continental, et qu’il faut ici rétablir (un peu comme Myriam Verrault et Henri Bernadet se lient à leur sujet, et par conséquent le spectateur à ces adolescents). La démarche de Simone est à la fois profondément égoïste (« vampiriser les derniers instants » des mourants, comme l’écrit Sirois-Trahan) et altruiste (car elle écoute vraiment et ne fait pas que prendre), pour une fois la solitude n’est pas que détresse. Enfin, j’aimerais pouvoir préciser ma pensée sur les films de Desrape, mais je serais bien en peine d’en discuter tant les souvenirs que j’en ai sont aussi bons que vagues. De même pour Rafaël Ouellet, dont je n’ai vu que le Cèdre penché il y a quelques années, et dont je ne me souviens que de la douce lumière. Et de même encore pour Continental.

Il reste, bien sûr, ce Denis Côté qu’on a souvent nommé, à tort ou à raison, comme le chef de file d’un certain cinéma d’auteur québécois, et si je l’ai délibérément omis jusqu’ici, c’est pour mieux y revenir la semaine prochaine, car son cinéma, et notamment son dernier film, Curling, mérite une attention particulière, par ce rapport au politique et à la communauté que Sirois-Trahan relève éloquemment, Côté étant plus que le simple expérimentateur formel auquel on le réduit souvent, et parce qu’il occupe une place singulière dans notre cinématographie, que l’on achète ce qu’il fait ou non. À suivre donc…

15 commentaires sur “Sur le renouveau du cinéma québécois”

  1. […] Le blogue de la revue de cinéma Séquence réagit à l’article des Cahiers du Cinéma sur le “Renouveau du cinéma québécois”. Sylvain Lavallée y va d’une analyse très flatteuse pour À l’ouest de Pluton. À lire sur le lien suivant: http://www.revuesequences.org/2010/11/sur-le-renouveau-du-cinema-quebecois/ […]

  2. Vous n’aimez pas les étiquettes vagues apposées par certains (qui parlent de cinéma de la lenteur, de films de festival, de cinéma du vide…) et je vous comprends parfaitement. Mais vous reconnaissez implicitement que ce qu’elles désignent existe quand vous opposez le cinéma « coloré » de Dolan au cinéma (je vous cite) « terne, brun, gris et ocre » qu’offrent « les autres »…
    Nul ne vous tiendra rigueur de cet amalgame, car – qu’on aime ou pas les étiquettes -, nous comprenons tous, grosso modo, de quels films nous parlons ici et de ce qui les unit (outre leurs succès occasionnels dans des festivals étrangers et l’indifférence systématique du public québécois); à savoir une mise en scène généralement froide et distanciée qui travaille en creux plutôt qu’en plein, signalant que l’auteur « n’est pas dupe », qu’il travaille sur « le non-jeu » et la « déflation narrative », qu’il contemple les choses avec un recul et un cynisme qui sont (à eux seuls ou presque) garants d’une réflexion sur le médium et « porteurs de cinéma » (soupir). Bref, l’idée que « less is more » et que le film est une proposition (plus ou moins « pointue ») offerte à un public invité à en combler « les trous » (offerts comme autant de « signes » et de « preuves » que nous sommes en présence de cinéma « pur » et pas de simple « théâtre filmé »).
    Or, quand je vois la critique s’extasier sur « la rigueur » de « Curling » (pour prendre l’exemple de la semaine), je ne peux m’empêcher de sourire, car il suffit d’un peu d’expérience pour savoir que ce que le cinéaste fait là (comme ses collègues, ailleurs, dans d’autres films, qui ne sont d’ailleurs ni pires, ni meilleurs) est, en fait, ce qu’il y a de plus FACILE à faire; des plans fixes (soignés, certes, c’est la moindre des choses, mais fixes et sans grande imagination), suivant des acteurs qui en font le moins possible, dans des scènes à peine esquissées, jusqu’à une fin ouverte (vaguement optimiste, parce que même si on dit se foutre du box-office, on aimerait quand même faire 30 000$), qui laisse entrevoir bien tardivement un minuscule rayon de soleil (en mettre plus briserait évidemment le « label » « dark » du projet, gage de sa « rigueur » et badge de son « exigence »).
    Le coefficient de difficulté de ce genre d’approche (qui me semble l’équivalent « auteuriste » de la peinture à numéros) est quasiment nul, les accolades presque garanties, et le risque quasi-inexistant. Bref, un but sur balle automatique…
    Voir dans ces partis-pris (que certains, moins charitables ou plus directs, appelleraient des incapacités) une série de choix difficiles et remarquables témoigne, au mieux, d’une naïveté touchante, au pire, d’une incompréhension grave.
    Et je dis « grave » parce que pendant que la critique encense des films qui se complaisent dans cette esthétique archi-conventionnelle (malgré ce que ses auteurs en disent) et sans surprise (aussi prévisible, à sa façon, que celle du pire cinéma industriel), elle néglige complètement le travail d’autres, oeuvrant de manière plus personnelle et audacieuse dans des registres d’autant plus risqués qu’ils ne s’inscrivent pas dans cette « mouvance » (qui me semble d’ailleurs bien mal nommée, puisqu’elle décrit un « mouvement » qui ne se meut guère et émeut encore moins).
    De fait, ce supposé « renouveau » me semble faire bien peu de vagues (qu’elles soient nouvelles ou anciennes), ne révèle pas grand chose de ses auteurs (sinon les influences qu’ils partagent), n’explore à peu près rien du monde qui nous entoure (sinon le refus de ses auteurs d’y plonger) et ne bouleverse en rien le cinéma de notre époque (ce qui explique que la critique – pour reprendre l’exemple récent de « Curling » – l’embrasse instantanément et sans réserve, preuve que ses propositions ne sont pas si radicales et audacieuses que ça…).
    D’où l’indifférence, voir l’oubli auquel l’article des « Cahiers » (mais aussi – ce qui me semble infiniment plus triste – une grande partie de la presse québécoise) confine des oeuvres beaucoup plus originales et personnelles (comme « À l’ouest de Pluton » et « Nuages sur la ville », comme vous le soulignez très justement).
    Or, s’il doit y avoir un « renouveau » du cinéma québécois (et il en a grandement besoin, le pauvre!), je ne crois pas qu’il viendra des cinéastes qui s’enferment volontiers dans cette esthétique sans risque, qui leur garantit le respect de leur pairs, quelques prix à l’étranger et l’indifférence d’un public qui se fout de ces auteurs comme ces auteurs se foutent manifestement de lui. Au contraire.
    Ce renouveau viendra de ceux qui prendront le pari risqué (le seul, en fait, qui soit réellement audacieux à notre époque) de faire des films en marge des chappelles (qu’elles soient critiques ou publiques), misant sur des vertus quasi-abandonnées, voir largement vues comme ringardes et ridiculisées aujourd’hui (sauf par les jeunes d’ »À l’ouest de Pluton » – Dieu les bénisse!): la sincérité, l’émotion et l’honnêteté, qui, en cette ère de poses idéologiques et esthétiques souvent creuses et repliées sur elle-mêmes, représentent les réelles audaces et les véritables risques.

    Écrit par Corbeil
  3. @Corbeil

    D’abord, le cinéma « terne, brun, gris et ocre » des autres, ce n’était pas un jugement de valeur, c’est un simple fait, des films travaillent des palettes ternes et d’autres une palette colorée, je ne vois pas comment l’un ou l’autre peut être considéré comme un défaut… Bon, je vois bien ce que vous voulez dire, c’est certain que je sais ce qu’on entend par cinéma du vide, ça ne m’empêche pas de trouver ça faux. Oui, ce cinéma disons distancié n’est pas particulièrement original, et en cela il est évident qu’il ne bouleverse en rien le cinéma de notre époque, c’est pourquoi de nouvelle vague il n’y en a pas, on ne fait qu’importer ici des trucs qui se font ailleurs, probablement même mieux ailleurs. Mais bon, combien de cinéastes actuellement peuvent se vanter d’être radicalement inventif? Que l’on emprunte une esthétique pré-existante, pour la poursuivre à sa façon, je ne vois pas en quoi cela serait mauvais. Car c’est faux de prétendre que les cinéastes abordés ici ne se révèlent pas dans leur film, aucun ne pourrait faire le film de l’autre, il n’y a absolument rien d’interchangeable dans leurs approches. Leurs partis-pris ne sont pas si difficiles, leur mise en scène n’est pas si audacieuse, mais ça n’en fait pas nécessairement de mauvais films. À vous lire, on dirait que vous croyez que le cinéma d’auteur devrait se réinventer à chaque film, que chaque nouvelle oeuvre devrait être absolument différente de toutes les autres. Stéphane Lafleur emprunte essentiellement l’esthétique de Kaurismaki, mais je ne crois pas que ça l’empêche d’être personnel. Tout comme, mettons, Clint Eastwood est très près de John Ford, mais qu’ils sont tous deux aussi personnels. Le manque d’originalité d’une esthétique n’est pas en soi un défaut, même si son auteur prétend avoir réinventer le cinéma (on s’en fout bien de ce qu’il pense de ses films).

    Quant à la réception critique, on s’extasie en général sur n’importe quoi qui passe (la distanciation plus que d’autre il est vrai). Dolan par exemple, j’ai rarement lu une critique intéressante de son travail, pourtant fort riche et à mon avis très limpide, on dirait qu’on s’est entiché de son cinéma parce qu’il fait des décadrages et des « beaux » plans, mais on ne semble pas voir plus loin que cela (j’aime bien Dolan, je veux seulement dire que son cinéma est très mal abordé dans les journaux). Il y a des trucs que vous dites qui sont très vrais, cette association systématique de la distanciation et du silence comme des éléments cinématographiques purs, le « dark » associé à la rigueur, mais cela concerne le discours autour des films, et non les films eux-mêmes. Si les cinéastes reprennent ce discours à leur compte, utilisant les mêmes expressions pour parler de leur travail, encore une fois cela ne change rien aux films eux-mêmes, ce que dit un réalisateur de son oeuvre n’est jamais pertinent quand vient le temps de juger. Dans votre commentaire, vous êtes parfois très proche d’un procès d’intentions, adressé aux cinéastes comme aux critiques.

    Mais bon, gardez vos arguments pour la semaine prochaine, quand je parlerai de Denis Côté, car j’imagine que c’est surtout à lui que vous pensez…

    Écrit par Sylvain Lavallée
  4. ‘Corbeil’ est de retour avec son opinion. Toujours la même; obsessive, vengeresse, teintée de grande amertume et remâchée d’un blogue à l’autre, en multipliant les pseudos pour faire croire à un ‘groupe’. Quel ennui mon Jipi.

    Écrit par cineK
  5. @ Sylvain Lavallée

    Vous dites, « À vous lire, on dirait que vous croyez que le cinéma d’auteur devrait se réinventer à chaque film, que chaque nouvelle oeuvre devrait être absolument différente de toutes les autres. »

    Ce n’est évidemment pas ce que j’attends (ou ce que qui que ce soit est en droit d’attendre) d’un film. En revanche, ce que j’attends, ou du moins, ce que je continue d’espérer, c’est qu’une oeuvre me révèle quelque chose (ne serait-ce qu’une seule chose) qui appartient vraiment à son auteur et qu’elle le fasse d’une façon qui puisse me toucher (ou toucher les autres); c’est le cas des Dolan (du premier, en particulier), d’ »À l’ouest de Pluton » et du Galiero (qui se distingue par plusieurs éléments qui me semble lui être propres, comme son regard métaphorique sur les animaux, pour prendre le plus évident).

    Oui, Dolan emprunte généreusement à d’autres cinéastes, mais quand je le vois poursuivre obsessivement (et parfois même jusqu’à l’exaspération) ce qui l’habite, j’ai l’impression de le voir communiquer quelque chose d’intime, qui l’habite complètement, tout en prolongeant une lignée dont il ne se contente pas de singer mollement les parti-pris ou les effets de style. Bref, il s’inscrit dans une tradition qu’il ne se contente pas de reconduire mais qu’il enrichit de sa personnalité.

    Or, cette singularité d’approche et cette sincérité d’expression (dans le fond comme dans la forme) sont précisément ce qui me semble manquer à plusieurs des films évoqués par Sirois-Trahan. Et je ne pense pas que vous ayez raison en disant de leurs auteurs qu’il « n’y a absolument rien d’interchangeable dans leurs approches », car la communauté de parti-pris qui les unit leur donne un air de parenté (parfois quasi-incestueux) pour le moins troublant, la distanciation et la déflation narrative des uns ressemblant étrangement à la distanciation et à la déflation narrative des autres.

    De plus, quand vous écrivez « ce que dit un réalisateur de son oeuvre n’est jamais pertinent quand vient le temps de juger » ou que j’écris des choses qui vous semblent « très vraies » mais qu’elles concernent « le discours autour des films, et non les films eux-mêmes », vous abordez un point fondamental (et sur lequel je sens que nous ne nous entendrons probablement pas); à savoir qu’il me semble illusoire, voir naïf, de tenir à tout prix à séparer (quand bien même ce serait possible et ça ne l’est pas) tout ce qui entoure la sortie des films du « jugement » (pour reprendre votre expression) que l’on porte sur eux. Car aujourd’hui (et surtout dans le cas des films dont nous discutons ici), ce discours me semble clairement suppléer – et, jusqu’à un certain point, tenter de combler – le « travail en creux » qui s’offre (ou prétend s’offrir) à l’écran, le verbe de la critique (et parfois de l’auteur) tentant d’expliquer, de contextualiser et parfois même de justifier, ce que l’oeuvre passe sous silence, les deux ramant en tandem pour permettre à certains films d’exister, là où ils auraient bien du mal à le faire autrement.

    Car, soyons honnêtes, nous ne serions pas ici à parler de « Demain » ou des films de Rafaël Ouellet si les « Cahiers » ne les avaient pas remis de l’avant dans la discussion d’une « nouvelle vague » manufacturée de toute pièce…

    Et quand on permet à des films (indépendamment de leurs mérites, ce n’est pas de cela dont il est question) de continuer d’exister de cette façon, on leur offre une chance de se prolonger (dans la conscience du public cinéphile et festivalier, mais aussi des institutions sans lesquelles ces films ne peuvent exister), en dépit de leur insuccès public ou du fait qu’il ne font (pas plus dans « Les Cahiers » qu’ailleurs) l’objet d’analyses dignes de ce nom…

    Il y a là un phénomène évident (et, non, je ne pense pas que ce soit un « procès d’intention », il faut vraiment s’aveugler pour ne pas le voir) qui influe désormais sur la vie des films et sur la survie d’un cinéma que nous aimons tous, mais qui ne survit plus que grâce à des grandes chapelles (festivals, revues spécialisées, etc..) qui sont devenus ses derniers remparts et ses cours d’appel, imposant des choix parfois arbitraires (et qui ne sont pas uniquement motivées par les seules qualités de l’oeuvre, certains. comme Denis Côté, ont même l’honnêteté de l’admettre franchement), face à un public quasi-inexistant et une critique de moins en moins informée.

    Dans ce contexte, l’imprimatur des « Cahiers » ou de Cannes vaut son pesant d’or, et certains l’ont compris mieux que d’autres…

    D’où le fait que plusieurs oeuvres méritoires sortent désormais en silence (comme le formidable « À l’ouest de Pluton », qui méritait beaucoup mieux), alors que d’autres (nous savons tous lesquelles…) ont droit à une couverture qu’elles ne méritent pas toujours.

    Vous me direz peut-être (et vous aurez raison) qu’il en a toujours été ainsi. Peut-être. Mais jamais à ce point, avec, d’un côté, un parc de salles et un public qui s’est raréfié au point de l’inexistence, et de l’autre, une presse qui tente d’imposer des auteurs à grands coups de formules creuses sans prendre véritablement le temps d’analyser leurs oeuvres. Bref, le gouffre n’a jamais été aussi grand et le rôle joué par ce qui peuvent aider à le franchir, aussi crucial.

    Dans ce contexte, continuer à parler des oeuvres et seulement des oeuvres, comme si tout cet arrière-plan (qui occupe de plus en plus l’avant-scène) n’existait pas, me semble quasi-impossible (car qui peut vraiment prétendre vraiment y être insensible ou se sous-traire à son impact?) et même pire: relever d’un aveuglement aussi délibéré qu’improductif.

    Finalement (ouf!), lorsque vous dites qu’il est « faux de prétendre que les cinéastes abordés ici ne se révèlent pas dans leur film », vous marquez un point: j’aurais probablement dû dire qu’ils ne révélaient pas grand chose d’eux dans leurs films, ce qui me semble moins contestable mais tout aussi inquiétant.

    Quand à Denis Côté, finalement, vous avez raison; il se profile derrière ma réponse comme derrière votre texte, car il occupe, comme vous le dites si bien, « une place singulière dans notre cinématographie, que l’on achète ce qu’il fait ou non. »

    Et je ne vous étonnerai pas en disant que je fais partie de ceux qui « n’achètent pas » :)

    Salutations…

    Écrit par Corbeil
  6. @cineK

    Merci pour cette belle contribution à ce qui promettait d’être une discussion intéressante. Votre réplique à toute épreuve, soutenue par l’utilisation subtile de sous-entendus gratuits (vengeance, pseudos, etc…) s’inscrit dans une grande tradition d’échanges et de débats que vous honorez par l’à-propos de votre argumentation et la souplesse de votre intelligence. Votre post brillant m’a même amené à réévaluer certains points sur lesquels j’avais sans doute été trop hâtif et permis de repenser à des pans entiers de notre cinéma sous un jour nouveau! Hâte de vous relire, ici ou ailleurs, sous un nom ou sous un autre.
    Pauvre Québec…

    Écrit par Corbeil
  7. Pas d’insultes ou d’attaques ad hominem svp, on en reste aux arguments.

    Écrit par Sylvain Lavallée
  8. @Corbeil

    On ne s’entendra jamais sur cette question de la réception critique, mais de toute façon notre différend est plus fondamental: moi j’aime ce cinéma que vous vous n’aimez pas. Et dans le fond je comprends votre position, je suis souvent exaspéré aussi d’un discours critique qui encense ce que je n’aime pas, mais je suis aussi souvent exaspéré lorsque j’adore des films qui ont une belle grosse tomate fraîche sur Rotten Tomatoes et que je retrouve nul part une critique digne de ce nom (voilà ce que je voulais signifier avec l’exemple de Dolan, mais on pourrait aussi prendre des films plus populaires, comme le récent Social Network, que j’ai vraiment aimé, et dont toutes les critiques américaines ne semblent dire que c’est bon parce que le temps passe vite durant la projection…) En passant, avant de croire que je m’amuse à descendre tous mes collègues pour mieux me remonter, je m’inclus à chaque fois que j’écris le mot « critique », il y a très peu de mes textes que je trouve vraiment pertinents. C’est vraiment pas évident de décrire avec justesse une oeuvre. D’ailleurs, vous auriez pu me reprocher de ne pas les défendre ces oeuvres que je vous accuse de ne pas aborder, car je ne l’ai que très peu fait dans cet article. C’est pourquoi je veux écrire sur Denis Côté la semaine prochaine, pour suppléer à ce manque, et à vrai dire, c’est plus un défi que je me lance, car je ne sais pas du tout ce que je peux écrire sur lui (excepté pour Curling, plus limpide, vous me pardonnerez ce mot facile). Je vais revoir ses films et je verrai, peut-être que je vais changer d’idée et m’offusquer de son cinéma dont j’ai un bon souvenir, on ne sait jamais, certains reproches qu’on lui adresse me semble en tout cas assez justifié. Voilà pourquoi je vous disais de garder vos arguments pour la semaine prochaine, alors qu’on pourra discuter de cinéma (même si vous pensez que c’en n’est pas) plutôt que de critique.

    Écrit par Sylvain Lavallée
  9. Hâte de vous lire…
    Bonne semaine!

    Écrit par Corbeil
  10. Toujours un plaisir de vous lire Corbeil, même si s’associer à vos propos se fait au risque de passer pour un allié de Némésis.

    Mais je ne suis pas ici pour simplement distribuer des thumbs up comme sur Facebook.

    @Sylvain Lavallée
    «…le récent Social Network, que j’ai vraiment aimé, et dont toutes les critiques américaines ne semblent dire que c’est bon parce que le temps passe vite durant la projection».

    Surveille la sortie en kiosque du numéro de novembre de Positif, ils font leur Une avec ce film. J’ai bien hâte de lire la critique. En attendant tu peux avoir un avant-goût dans l’éditorial de Michel Ciment.
    http://www.revue-positif.net/

    Écrit par Antoine
  11. Cinek!! Fantôme malsain! Enfin, nous nous retrouvons. Igor, apporte-moi un cerveau!
    :)

    Écrit par Jipi
  12. p.s. @ Igor:

    (… et s’il le faut, cherche dans la Corbeil.)

    Écrit par Jipi
  13. Toujours un plaisir de te lire, Sylvain.

    Écrit par Max Popinsky
  14. @Corbeil

    À vous voir sévir ici et ailleurs (et parfois sous différents noms peut-être?) je me demande si vous avez entré « Denis CôtÉ » dans vos alertes google. Faudrait peut-être pensé à passer à un autre appel éventuellement. Ou bien nous expliquer en quoi tout cela dérange autant. Il y a quantité de films et de réalisateurs et de courants en ces temps, pourquoi choisir CE clou?

    Bien à vous.

    Écrit par Jimmy D.
  15. Il suffit parfois d’UNE Corbeil…

    Écrit par olga wilbrauner
Sylvain Lavallée Écrit par :

"Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » - pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins - et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire." Serge Daney

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