“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

(1) L’embauche Publié le 12 août 2011Laissez une réplique

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

(Investigations cinématographiques, introduction. Paru sur le blogue de Séquences.)

Mes vacances n’ont pas été de tout repos. Je reprends aujourd’hui la plume par nécessité et je vous assure que je n’y trouve aucun plaisir, je me serais bien passé de ce péril littéraire, mais qu’y puis-je? Ma vie ne tient plus qu’à ce blogue. Il ne s’agit pas d’une figure de style, je n’essaie pas de vous signifier un peu platement que l’écriture me sert d’exutoire, ou que je me suis si investi dans la toile virtuelle que je m’y suis englué au point d’en oublier (ou de ne plus pouvoir revenir vers) ma vie quotidienne. Non, ma vie dépend de mon écriture puisque je suis actuellement ligoté à une chaise inconfortable devant un ordinateur minable dans un cachot obscur, et que si j’ai bien compris ma libération dépend des mots qui suivent. Je ne sais pas ce que l’on attend de moi et d’ailleurs j’espère que ma franchise ne sera pas malvenue, de toute façon je ne saurais rien révéler sur mes geôliers puisque j’ignore totalement qui ils sont, où je suis, comment j’y suis parvenu, et je ne peux qu’entrevoir les raisons de mon enfermement. Je n’ai donc aucun contrôle sur la publication de ce texte, qui restera peut-être enfermé ici avec moi, ou qui pourrait bien être mis en ligne corrigé ou censuré [nous n’y avons pas touché; Note des geôliers], mais pour l’instant, je me contrefous que ces mots rejoignent ou non un quelconque auditoire, même si l’intérêt qu’ils suscitent chez mes cerbères me fait croire que mon verbiage n’est probablement pas sans importance – pourvu qu’on me sorte de ce trou!

Non, les vacances n’ont pas été de tout repos : une fois n’est pas coutume, je reçus le mois dernier une longue lettre d’admiration d’une lectrice qui se disait fidèle, m’invitant bien cordialement à me rencontrer en personne. Je n’avais aucune raison de refuser, d’autant plus que le style éclatant de cette missive louangeuse me faisait pressentir un esprit intelligent, et, me disais-je un peu bêtement, une plume aussi élégante ne peut que révéler un corps également attrayant. C’est bien beau l’anonymat du web, mais il y a des limites au travestissement du langage, aucun vieil homme obèse repoussant, nain et difforme, ne pourrait se cacher sous une écriture féminine aussi enivrante, et d’ailleurs j’avais bien raison. Attendant seul, attablé sur une terrasse d’un café de Villeray, je me repassais en tête cette prose si séduisante que j’avais apprise par cœur comme pour prouver que moi aussi j’étais un fidèle lecteur, ou en tout cas que j’aurais le potentiel de l’être, et qu’en fait je n’attendais que ça, pouvoir me rassasier à nouveau de ce phrasé qui m’avait tant ébaubi, espérant que ma conversation soit à la hauteur de ces écrits. Dire que j’étais nerveux est un euphémisme, pour la première fois j’avais menti à ma conjointe et j’avais mis mon meilleur ami dans le coup, ce café j’allais le boire avec lui, un mensonge superflu que je ne comprenais pas trop moi-même puisque ma douce ne se serait jamais objectée à ce que je sirote une tasse avec une inconnue, aussi jolie pouvais-je l’imaginer, mais la lettre m’avait trop secoué, j’étais déjà envoûté.

Vous vous rappelez Casablanca? Le premier plan où apparaît Bogart est célèbre, on ne voit d’abord que sa main qui signe un chèque ou une facture, puis la caméra effectue un panoramique rapide vers le haut et nous révèle subitement, surprise!, le visage froid de Bogart, cigarette aux lèvres; voilà comment un film doit introduire sa star, et voilà comment ce jour-là une star s’est introduite à moi. Je fixais les volutes émergeant de mon café, perdu dans mon fantasme, lorsqu’une main féminine se posa sur ma table, avec entre les doigts une cigarette encore allumée, la fumée en émanant se mêlant à la vapeur de ma boisson brûlante. Après un court repos, le temps que je prenne conscience de son apparition, cette main anonyme remonta vers les lèvres de sa propriétaire, un mouvement que suivit machinalement mon regard, imitant la caméra de Curtiz, mais il n’y avait pas d’Humphrey Bogart sur cette terrasse de mon quartier… Non, il y avait plutôt sa femme, Lauren Bacall.

***

Bacall, Lauren_01

Elle est toujours bien en vie, cette Bacall, mais ce n’est pas l’actrice que nous avons pu voir encore récemment chez Lars von Trier que je rencontrai il y a un mois, dans ce café, il s’agissait plutôt d’une Lauren Bacall de vingt-deux ans, comme si elle sortait tout juste du tournage de To Have and Have Not ou de The Big Sleep. D’ailleurs, c’est la première chose que je lui ai demandée, des nouvelles de ce bon vieux Howard Hawks, mais elle ne m’a offert comme réponse qu’un rire sibyllin (ce n’était pourtant pas une blague) et sans que j’en prenne réellement conscience la discussion s’est ouverte sur l’âge d’or d’Hollywood, époque dont, je n’y comprenais rien, elle parlait au passé. Était-ce un simple sosie? J’essayais de raisonner cette présence tout en discutant avec elle, ce que je ne parvenais à faire que mécaniquement, par réflexe. Je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à articuler des sons cohérents, encore moins des phrases, et je ne me rappelle plus de la majorité de la conversation, je ne me souviens que de sa voix parce que, putain, c’était celle de Lauren Bacall… Rauque, profonde, presque masculine et pourtant si sensuelle, du satin rugueux, une volupté aussi capiteuse qu’évidemment dangereuse, comme si elle n’avait pas besoin de cacher ses intentions équivoques tant elle savait que rien ne pouvait résister à sa musique de sirène. Elle m’aurait vomi le bottin téléphonique, elle aurait cafouillé en klingon, elle aurait été d’une sottise stupéfiante, peu importe les mots qui sortaient de cette bouche, peu importe l’ordre dans lequel elle les prononçait, je me serais laissé porter avec le même abandon sur les sons qu’elle produisait. Et je me serais retrouvé aujourd’hui dans cette même prison depuis laquelle je vous écris.

Hollywood, donc. C’est bien par là que tout a commencé. Après quelques commentaires nostalgiques sur cet âge d’or trop lointain qui avait fait d’elle une star, Bacall (ou son sosie) commença à faire dévier la conversation vers la réelle raison de sa présence à mes côtés :

–       Dommage que ça ne soit plus ainsi, disait-elle.

–       Oui, dommage…

–       Le cinéma contemporain me laisse si indifférente, et je ne parle pas seulement d’Hollywood.

–       Moi, ça dépend des jours, mais en général je m’en fous du cinéma, pas juste celui d’Hollywood. Je suis de plus en plus découragé en regardant la sélection des films au club vidéo. Je reste là, sans vie, devant toutes ces pochettes interchangeables, je ne sais plus quoi choisir et je finis toujours par prendre ce qui semble le moins pire. J’ai l’impression d’avoir épuisé mon enthousiasme pour le cinéma, je commence rarement un film avec un préjugé favorable. Il y a au moins une chose de bien avec le pessimisme : on est plus facilement surpris, même si finalement on ne l’est pas si souvent.

–       Je comprends ce que vous dites, mais je ne suis pas certaine que le cinéma a changé tant que ça. On accuse les blockbusters de tous les maux, pourtant ce n’est pas nouveau qu’Hollywood vise le commerce plutôt que l’art.

–       Vous devriez le savoir, ce n’est pas d’hier que l’on accuse Hollywood de faire dans le prémâché, l’adaptation sans cervelle, le divertissement superficiel, etc.

Je n’osai jamais demander directement à Bacall ce qu’elle foutait ici, en 2011, ou comment elle y était parvenue, je me contentais de ce type de remarques ambigües (« vous devriez le savoir »), des sous-entendus, espérant qu’elle les relève inconsciemment et qu’elle finisse par y trébucher, par se dévoiler (« ah oui, c’est vrai, c’était pareil dans mon temps »), mais elle ne réagissait jamais à ces commentaires, pas même un battement de cil nerveux ou un sourire en coin ironique. Plus tôt, elle avait ri si franchement à ma question sur Hawks que j’en étais encore décontenancé : j’avais devant moi Lauren Bacall et j’avais besoin qu’elle me le confirme, qu’elle me dise franchement « oui, c’est moi, je suis venu du passé, ou je suis sorti de l’écran, pour te rencontrer », car mieux valait cette certitude de me trouver face à une résurgence spectrale du passé que ce doute, aussi infime soit-il, sur l’identité de cette personne ou de cette chose avec qui ou quoi je conversais. Je ne savais comment interpréter son précédent éclat de rire, je crus d’abord que l’idée même qu’une Lauren Bacall de vingt-deux ans puisse m’adresser la parole était si incontestablement absurde que la seule réaction possible à une mise en doute de cette évidence était le rire, mais la personne devant moi n’était pas que semblable à Bacall, elle était en tout point pareil, il me fallait un indice plus probant que ce rire ambigu pour trancher à savoir si elle était ou non cette star d’il y a soixante ans. J’étais prêt à croire à n’importe quel galimatias pseudoscientifique ou mystique, comprendre le comment de sa présence m’indifférait, il me fallait avant tout savoir si Bacall était bien là, devant moi. Au minimum, j’avais besoin qu’elle le réfute ou qu’elle le confirme, même un mensonge m’aurait satisfait plus que ce non-dit qui flottait entre nous deux, pourtant je n’arrivais pas à le lui demander ouvertement, par peur du ridicule d’abord, et parce que j’étais convaincu que de toute façon elle ne m’offrirait jamais de réponse claire.

Car elle savait tout cela très bien, la femme que je rencontrai ce jour-là, qu’elle se nommât ou non Lauren Bacall, cultivait sciemment ce flou sur son identité, et plus que le jeu de séduction qu’elle opérait en même temps, c’est cette incertitude qui lui a permis de me manipuler. Pendant que j’étais obsédé par son apparition, Bacall menait adroitement la conversation en cherchant à cerner ma pensée sur certains enjeux. Elle ouvrait succinctement un sujet puis se contentait de vagues remarques, jamais de questions, m’entrouvrant ainsi la porte pour que je puisse y entrer plus facilement, pour m’inviter à me dévider devant elle comme un automate, attendant que j’exprime certaines idées pour décider si j’étais apte ou non à accomplir le travail qu’elle voulait me confier. Je jaugeais également ses paroles, mais sans véritablement écouter ce qu’elle disait ou, plutôt, sans m’attarder à ce qu’elle exprimait, aux idées qu’elle émettait. Je lui balançais ainsi mon opinion sans me préoccuper de la sienne, lorsqu’ils me convenaient je répétais souvent ses mots sans m’en rendre compte, comme si en les énonçant à mon tour je pouvais arriver plus aisément à y déceler un aveu implicite, une nuance révélatrice… D’ailleurs, je peine actuellement à retranscrire notre dialogue (qui n’en était pas un, il faut deux individus qui se répondent et qui s’écoutent pour parler de dialogue) : je me souviens de ce que je pensais, mais j’ai pratiquement oublié ce qu’elle disait.

Je vois aujourd’hui comment elle m’a mené où je suis, dans ce caveau froid et humide, ou en tout cas je crois le deviner : vu la nature embrumée de mes souvenirs, je ne saurais ériger ces soupçons en certitude. Avec le recul, je crois savoir au moins que lorsque j’ai prononcé cette phrase, j’ai scellé mon destin :

–       C’est vrai que le cinéma n’a pas tant changé, c’est surtout notre perception et notre rapport à lui qui se sont considérablement altérés.

Je pense qu’elle a ajouté ensuite « et notre rapport au monde », mais je n’en suis plus si sûr aujourd’hui, je me souviens surtout de ce qu’elle a fait surgir de son sac à main au même moment, se permettant pour la première fois de me couper la parole :

–       J’ai besoin que vous retrouviez cet homme.

Je ne sais combien de temps je suis resté muet devant cette vieille photographie qu’elle brandit alors ostensiblement, la maintenant longuement dans les airs à quelques pouces de mes yeux, comme si j’avais besoin de plus qu’une fraction de seconde pour reconnaître l’homme qui y figurait. Peut-être qu’elle riait en silence de ma gueule ahurie, je n’en sais rien, en tout cas cette Bacall, vraie ou fausse, était une sacrée actrice pour feindre ainsi la candeur, car elle ne pouvait pas ignorer, peu importe l’époque d’où elle provenait, qui se trouvait sur cette image qu’elle me mettait en plein visage. Lorsqu’elle la déposa sur la table pour la faire glisser vers moi, j’ai cru sincèrement, après toutes ces hésitations, que tout cela n’était qu’une duperie particulièrement convaincante, et je trouvai ainsi dans cette croyance au coup monté la force nécessaire pour affronter enfin le regard de cette pseudo-Bacall – grave erreur, elle profita de ce moment pour baisser le menton et relever les yeux vers moi, prenant cette pose trop familière, ce look… Farouchement lucide, son regard m’écartela l’esprit, d’un simple coup d’œil elle l’avait percé et il se déversait devant elle, incapable de retenir ses entrailles psychiques, alors qu’au contraire son visage à elle restait impénétrable, on y devinait juste assez de reflets doux-amers pour adoucir le choc de sa froide détermination, une tension d’où émergeait sa menaçante sensualité. N’étant pas Bogart, je baissai rapidement les yeux, déboussolé, angoissé, épuisé… Et je me retrouvai à nouveau devant le sourire de Cary Grant.

***

Cary-Grant

Elle me confia une feuille, une liste des dernières personnes rencontrées par le « disparu », avec leurs adresses. Je ne lui avais encore rien répondu, je continuais de regarder la photographie de Grant, essayant de me persuader que ce n’était pas lui, ou que ça ne pouvait pas être lui, tout en tentant de me souvenir si Bacall et Grant avaient joué dans un même film (je trouvai la réponse plus tard : non). Je ne comprenais pas le lien entre elle et lui, j’aurais été moins surpris qu’elle me demande de retrouver son premier mari. C’est d’ailleurs tout ce que j’ai réussi à lui demander :

–       Pourquoi lui, pourquoi pas Bogart?

–       Ne soyez pas ridicule.

Elle ne riait pas cette fois, sa réplique n’affichait qu’un mépris arrogant et je me sentis tout d’un coup immensément bête, sans savoir exactement pourquoi. Elle me laissa le temps de bien m’imprégner de mon idiotie, fumant lentement sa cigarette en silence pendant que je cherchais à lui sourire, nerveux, commençant à craindre qu’elle reconsidère son offre. Craindre, oui, car je savais déjà qu’il me fallait accepter ce travail apparemment absurde, mon sens de la normalité avait déjà assez basculé pour que je puisse croire sincèrement qu’elle m’offrait ainsi une occasion, unique il va sans dire, de rencontrer Cary Grant : j’étais déjà devant Bacall, alors pourquoi pas Grant? Comment repousser une telle possibilité, aussi aberrante semblait-elle? Mais le silence s’alourdissait autour de ma couardise, j’étais opprimé par son regard scrutateur, me sentant de plus en plus lamentable avec mon attitude fuyante, intimidée, et je commençai à être convaincu qu’elle allait subitement se lever et me quitter sans un mot, me laissant moisir dans mes regrets timorés. Elle déposa alors sa main sur la table, cigarette entre les doigts, de la même manière qu’elle m’était d’abord apparue, et je sus que c’était là ma dernière chance. Je relevai enfin la tête et dès que mes yeux croisèrent à nouveau ses yeux, mes doutes sur son identité s’évanouirent : cette femme, ce n’était pas Lauren Bacall l’actrice, encore moins un quelconque clone, mais bien Lauren Bacall la star, cette image mythique qui tient autant de l’actrice que de ses personnages, qui doit son essence quasi divine au génie photographique, un reflet lumineux décroché de l’écran, réifié uniquement pour venir me rencontrer. Avec cette insane conviction vint paradoxalement le calme : après tout j’avais devant moi une simple projection, aussi immatérielle qu’inoffensive, alors plutôt que de m’affoler devant les causes ignorées de cette manifestation fantastique j’en acceptai aussitôt l’avènement, un acte de foi aveugle mais salvateur qui me permit de reprendre pied et d’enfin sourire avec fortitude.

–       D’accord, je le ferai.

Je ne compris que plus tard la grave insouciance dont j’avais fait part en acceptant ainsi un rôle d’investigateur sans même en connaître les détails (les instructions qu’elle me confia ensuite étaient d’ailleurs si étranges), sans me méfier de mon employeuse, alors que tous les films noirs que j’avais vus auraient dû m’apprendre à me méfier des séductrices qui proposent de tels boulots. Surtout lorsque cette embaucheuse est Lauren Bacall.

Lorsqu’elle quitta ma table, lorsqu’elle s’éloigna et me libéra de son influence, ma vision se scinda, s’élançant du même mouvement autant vers l’arrière que vers l’avant, vertigineuse… Oui, je me sentais comme James Stewart pourchassant un fantôme dans un vieux clocher d’église, coincé entre deux mondes, incapable de prendre pied dans l’un ou dans l’autre. Et devant moi Cary Grant, éternellement enjoué, rayonnant de tout son charisme impérieux… C’était évident, je ne pouvais que suivre cet homme, peu importe sur quel écran j’allais aboutir, et dès que j’assumai cette exigence, le monde cessa de tourner. Alors qu’enfin ma tête s’éclaircissait, une dernière pensée me fit regretter définitivement ma veulerie écervelée : avec tous ces interrogatoires qui m’attendaient, je ne trouverais jamais le temps de retourner voir The Tree of Life… Eh, merde.

à suivre…

2 commentaires sur “Une investigation cinématographique (1)”

  1. D’entrée de jeu, vous ne semblez pas, si j’en crois le mot  »géôliers », effectuer des rencontres aussi heureuses que celles qu’Owen Wilson fait dans Midnight in Paris, lorsque, tout comme vous, il se laisse entraîner par des stars d’une époque révolue…

    Écrit par SP
  2. Très inspiré. On veut la suite.

    Écrit par Hlynur

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

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