Si tout le monde est un critique, pourquoi je lirais ce blogue?

(9 sept. 2015 : Comme me l’a fait remarqué un lecteur, ce texte redevient d’occasion comme complément (plus qu’une réponse je pense) à l‘éditorial d’Helen Faradji au 24 Images, alors le revoici en avant-plan. J’ai comme qui dirait l’intuition que je pourrais le ressortir souvent, ainsi que sa suite, Des dangers du regard institutionnel.)

Ah! Bonne question. Essayons d’y répondre – enfin, sans parler de ce blogue-ci en particulier, pour ne pas tomber dans l’autocongratulation, alors demandons plutôt : pourquoi lire la critique en général, pourquoi lire le 24 Images disons?

La critique aime bien rappeler de temps à autre qu’il n’y a pas d’objectivité en critique. Tiens, pas plus tard que la semaine dernière, le 24 Images, justement, s’y mettait, en utilisant des mots auxquels j’adhère sans problème (quoique je ne peux m’empêcher de noter l’ironie que la rédactrice de cet éditorial, Helen Faradji, travaille aussi pour Médiafilm, institution qui se la joue objective, mais bon, peut-être que Médiafilm n’est pas de la critique après tout). Et pourtant, malgré ces incessants rappels à l’ordre, j’ai toujours l’impression qu’assez peu de critiques sont prêts à assumer entièrement ce que cela signifie que la critique soit subjective, parce qu’il y a toujours un moment où l’on dit « ouais, c’est subjectif, mais il faut être sérieux, Citizen Kane, c’est quand même Citizen Kane ». Je n’ai rien contre Citizen Kane, sur ce point je suis même des plus consensuels, mais si la critique est subjective, il faut bien accepter, aussi, que Citizen Kane ne soit pas nécessairement Citizen Kane.

Par Citizen Kane, j’entends ici « l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma ». Je ne dis même pas le meilleur, mais bien l’un des, une affirmation que peu de critique, sinon aucun, n’oserait contester. Pourtant, si la critique est subjective, comment est-ce possible qu’autant d’individus puissent s’entendre de façon aussi unanime sur un tel jugement de valeur? Bien sûr, en parlant de « l’histoire du cinéma », la question posée semble « objective », ce n’est pas la même chose que si l’on demandait « votre film préféré », une question qui aboutirait sans doute sur des réponses beaucoup plus variées. Est-ce dire alors que la critique est subjective, mais qu’elle peut à l’occasion se faire plus objective, comme quand son point de vue est historique? Comment savoir alors quand une critique est subjective et quand elle ne l’est pas? Peut-être qu’il faudrait instaurer des trigger warning : attention, cet article comporte de la subjectivité! Ou est-ce que l’histoire du cinéma et la critique sont deux choses complètement différentes? Mais comment est-ce possible de ne pas aimer le meilleur film de l’histoire du cinéma? Bien piètre critique que celui qui n’est même pas capable d’apprécier la plus haute expression de son art!

Soyons plus précis : pourquoi Citizen Kane est l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma? Les arguments usuels ressembleraient à ceci : c’est un accomplissement technique comportant une foule d’inventions, autant visuelles que scénaristiques, une somme du cinéma classique et de ses possibilités esthétiques qui en plus fait le pont avec la modernité, un film qui a eu une influence considérable sur l’histoire du cinéma. Rien de cela n’est faux, d’ailleurs on pourrait même dire que ces arguments sont « objectifs » puisqu’il est possible de prouver par exemple que peu de cinéaste ont utilisé des ellipses comme Orson Welles auparavant – mais qui a décidé que « l’inventivité » par exemple est une caractéristique formelle à célébrer? Pourquoi est-ce que « l’influence » d’un film, en autant d’ailleurs qu’on puisse réellement la prouver, ce qui est loin d’être évident, est un critère déterminant? D’ailleurs, ne dit-on pas souvent qu’il n’y a pas d’évolution en art, que les choses ne vont pas vers le mieux, alors pourquoi accorde-t-on autant d’importance à ce qui fait évoluer les choses? Car ce n’est pas vrai que l’on valorise le changement en tant que tel, la capacité d’un film à faire bouger les choses peu importe dans quelle direction, sinon Michael Bay pourrait au moins être défendu comme grand réalisateur sous prétexte qu’il a eu une influence considérable sur le cinéma contemporain (difficile de nier qu’il a ouvert des possibilités esthétiques, même si l’on n’apprécie pas celles-ci).

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De plus, quand on dit que Citizen Kane est l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma, il faut se rappeler que « l’histoire du cinéma » est en fait « l’histoire du cinéma occidental » : peut-être que si on avait accès à tout le cinéma asiatique des années 20 et 30 par exemple, on aurait une toute autre idée de cette histoire et de ce qui constitue un film « important ». Et il faut aussi être bien conscient que par « histoire », on entend généralement une suite d’événements (ou d’œuvres) qui se succèdent de manière plus ou moins déterminée (du genre : il n’y aurait pas de de Palma sans Hitchcock!); selon cette logique, la cause Citizen Kane est plus importante parce qu’elle a entraîné plus d’effets que d’autres causes, c’est l’équivalent d’une Révolution Française disons (à la différence que les répercussions d’une œuvre d’art se font sentir après coup, alors qu’une Révolution, on ne peut pas la manquer, à moins d’être Forrest Gump). Mais ne pourrait-on pas voir aussi l’histoire comme des histoires : il n’y aurait pas une ligne droite, mais plusieurs courbes qui se croisent et s’entrecroisent pour former une tapisserie aussi complexe qu’inextricable? Dans ce cas, on devrait attribuer plusieurs causes au même effet, plusieurs chemins se rendraient au même point, peut-être même qu’il serait faux de penser en termes de « cause » et d’ « effet », alors l’innovation et l’influence deviendraient des termes tout relatifs; et Citizen Kane ne serait sûrement plus Citizen Kane, du moins d’un point de vue historique(s). De toute façon, pour être franc, la raison pour laquelle Citizen Kane est Citizen Kane se résume à « parce qu’on en parle beaucoup », les films dont l’on ne parle pas se retrouvant rarement sur les listes, sauf celles des films dont l’on ne parle pas assez (d’un côté, c’est logique, les chefs-d’œuvre sont plus complexes à décortiquer que les navets, mais de l’autre, c’est un cercle vicieux).

À Séquences, j’avais d’ailleurs écrit que « Citizen Kane a le droit de trôner au panthéon du septième art puisqu’il s’est écrit suffisamment de grandes choses sur ce film pour le justifier » (bon, nous sommes tombés dans le narcissisme par l’autocitation finalement), l’idée étant que la valeur la plus objective qu’on trouvera d’un film se mesure à la qualité des discours qu’il entraîne dans son sillage. Autrement dit, si t’aimes pas Citizen Kane, t’as besoin de ramer en maudit pour braver le courant! Aujourd’hui, je suis encore partiellement d’accord avec cette idée, mais il faudrait la nuancer en remarquant que ces discours élogieux ont été écrits en grande partie par des critiques, cinéphiles, universitaires, bref par des gens qui ont un regard très particulier sur le cinéma qui ne correspond pas du tout à celui du quidam moyen. Je ne dis pas ça comme un défaut ou une tare, ça veut seulement dire que ce regard-là, disons-le institutionnel, n’est pas plus objectif qu’un autre et qu’il appartient à un groupe d’individus bien délimité. Il a seulement une autorité ou en tout cas un certain prestige social, mais en soi ça ne vaut rien de plus ou rien de moins qu’un autre regard; c’est une manière possible de voir le film, la manière institutionnelle. Et d’un point de vue institutionnel, Citizen Kane ne peut être que Citizen Kane, c’est une évidence, au point que dire « Citizen Kane est un chef-d’œuvre » constitue un pléonasme; mais d’un autre point de vue, il n’y a rien de si évident. On répète sans broncher que Citizen Kane est le plus grand film de l’histoire du cinéma, mais il faudrait prendre le temps de se demander pourquoi l’opinion (et ce n’est rien de plus qu’une opinion, aussi informée soit-elle) d’un si petit nombre d’individus pas du tout représentatifs de la majorité constitue une sorte de vérité aussi peu contestable.

(Oh, on s’en va en terrain dangereux de populisme, d’anti-intellectualisme et de relativisme à tout crin, mais non, n’ayez crainte, on sauvera la face de la critique en fin de parcours…)

Disons-le ainsi : chaque individu regarde une œuvre à partir d’un point de vue particulier qu’il peut partager (ou non) avec un plus ou moins grand nombre de ses semblables et il n’y a aucune manière d’atteindre une quelconque objectivité car ce sont les critères mêmes supportant le jugement qui sont indécrottablement subjectifs. L’innovation par exemple : pensons à ce pauvre critique qui se tape à chaque semaine tous les films qui sortent en salles, obligé de subir le flot d’œuvre médiocres déversées chaque année… Ben, quand tu vois à chaque semaine le même maudit film avec deux ou trois variations insignifiantes, c’est sûr que l’innovation devient quelque chose que tu chéris plus que d’autres. Personnellement je m’en fous de l’innovation, mais je suis maître des films que je vois, et c’est quand même rare que je vais fouiller dans la présumé médiocrité au cas où je pourrais y dénicher une perle oubliée, il me faut au moins une attache au film, un acteur, réalisateur, scénariste que j’aime suivre, ou plus rarement une prémisse intrigante. Alors l’innovation, ce n’est pas si important, je peux encore supporter la formule. Comme le gars qui écoute juste une comédie romantique par année, il s’en fout pas mal lui aussi qu’elle soit pareille aux cinquante et une autre qui sont sorties cette année-là… Peut-être même que de ne pas être aussi conscient de cette formule lui permettra de voir autre chose, quelque chose qui aurait échappé au critique assommé (avec raison) par la répétition… Et les deux points de vue ne sont pas nécessairement antagonistes, c’est pourquoi le dialogue est essentiel, ça permet de donner une image plus juste de l’œuvre, qui dans cet exemple serait un film à formule ET autre chose.

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Autre exemple : on a décidé à un moment qu’un acteur qui se fond dans son rôle correspond à une « bonne » interprétation, ce que Richard Brody décrivait récemment comme un « banal naturalism that fits the traits of a scripted character as closely as a death mask », mais pourtant ce critère ne vaudrait rien dans les années 30 ou 40, encore moins pour le cinéma muet. Brody, comme moi, préfère le critère de l’identité : « the proper appreciation of movie acting, in its ideal form, depends not on the impersonation of a character but on the reflection of identity ». Mais encore là, il n’y a rien d’objectif dans ce critère et il n’est pas « meilleur » qu’un autre, c’est une manière possible de voir l’acteur. Je préfère Tom Cruise à Christian Bale parce que je vois le premier réfléchir son identité contrairement au second, mais si j’utilisais comme critère « la capacité de se faire passer pour autre », je devrais affirmer plutôt que Bale est supérieur à Cruise. Quoiqu’en réalité le processus est inverse : j’aime d’abord Cruise et ensuite j’essaie de comprendre pourquoi, en me disant « peut-être est-ce parce que j’aime les acteurs qui réfléchissent leur identité. » Je n’ai pas pris la décision consciente de préférer ce type d’acteur, c’est une manière d’exprimer un sentiment.

La difficulté à surmonter, c’est que nos propres critères d’évaluation nous apparaissent toujours comme « objectifs », tout simplement parce que c’est à partir de ceux-ci que l’on conçoit le monde. C’est le glissement de langage dont je parlais à propos de Boyhood : j’aime mieux Tom Cruise que Christian Bale, alors je vais dire qu’il est meilleur acteur, car pourquoi j’aimerais un mauvais acteur? J’utilise un langage aux connotations objectives pour exprimer ma subjectivité… Et même si j’apprécie Bale, il m’est difficile de comprendre comment on fait pour le préférer à Cruise tant le travail de Bale ne cadre pas avec ma manière de penser le cinéma. Je sais bien que d’autres personnes pensent différemment que moi, mais cela demeure abstrait, conceptuel, alors que mon attachement à Cruise est émotif, ressenti; c’est dans mes trippes quoi. Et je peux analyser mes trippes après coup, même pendant le coup à vrai dire, mais ça demeure celles-ci qui parlent… enfin, elles grognent, c’est ma cervelle qui les fait parler. C’est le propre de la critique : transmettre par le langage l’expérience, indicible par essence, d’une œuvre.

Ainsi, quand on dit que tout le monde est critique, ça veut dire, tout simplement, que tout le monde a des trippes : quiconque s’assoit devant un film va ressentir quelque chose (même s’il reste debout d’ailleurs), quitte à ce que ce soit de l’ennui. Ça aussi je l’avais dit à Séquences, et ça je le soutiens encore sans nuance : dire « ça m’emmerde » ou « c’est platte en crisse », c’est déjà une critique, aussi sommaire ou grossière soit-elle. Alors c’est sûr que si on pense que « c’est platte en crisse » est une critique suffisante, ça ne vaut peut-être pas la peine de lire le 24 Images. Et comme on dit, il n’y a rien de mal là-dedans, mais on devrait être un peu plus honnête et dire aussi qu’il y a un petit peu de mal là-dedans parce que c’est quand même important d’avoir conscience de ses émotions au-delà du simple ressenti; c’est quand même important de savoir comment on regarde quelque chose, sinon on n’arrivera jamais à voir autre chose que soi-même, ce qui est vrai en art comme au quotidien. C’est-à-dire qu’entendre ses trippes grogner, ce n’est pas compliqué, mais comprendre ce qu’elles nous disent, c’est une autre affaire; dire « c’est platte en crisse », c’est parler de soi, c’est ne voir que soi et oublier qu’il y avait quelque chose d’autre en face de soi qui a provoqué cet ennui; et c’est parler de soi de manière tellement primaire qu’on n’est même pas vraiment conscient de la manière qu’on regarde.

Voilà enfin de quoi répondre à notre question : pourquoi lire la critique si son point de vue n’est pas meilleur que le mien? Réponse en trois parties : 1) parce qu’en théorie, et là j’insiste beaucoup sur le en théorie, la critique est pas mal plus apte à faire parler ses trippes que le susmentionné quidam et c’est exactement ce qu’elle peut enseigner : non pas comment voir le film de façon « institutionnelle », mais bien comment un spectateur, qui que ce soit, peut voir le film par ses propres yeux. La critique sait mieux exprimer ce qu’elle ressent par rapport à une œuvre, elle sait mettre des mots là où il n’y en a pas; elle prêche par l’exemple si on veut, elle est un modèle de comment exprimer son expérience d’une œuvre, mais le jugement, en tant que tel, importe peu. 2) On ne pense pas très bien tout seul, avoir un accès médiatisé par le langage aux trippes d’un autre nous permet de mieux comprendre les nôtres. On peut faire ça avec nos copains aussi, à la sortie de la salle, mais encore une fois, comme la critique est en théorie plus apte à s’exprimer, on peut croire qu’elle va aussi nous pousser plus loin dans nos réflexions que celui qui dit « c’est platte en crisse », ce qui ne nous incite pas à répliquer beaucoup plus que ouin ou nan. 3) Le corollaire, comme j’en avais parlé dans mon premier texte sur la critique : ça nous permet de voir le film par les yeux d’un autre (comme l’art nous fait voir le monde par les yeux de l’artiste), ce qui est toujours très précieux. C’est peut-être le plus important en fait, parce que ça permet de se détacher de soi pour mieux y revenir, ça permet de mieux cerner les limites de notre regard en le confrontant à un autre et donc, ultimement, de mieux voir l’objet en face de soi et ce qu’il peut nous apporter.

Et il faut bien comprendre que je ne dis pas ça parce que les yeux de la critique sont meilleurs que d’autres : ils nous permettent de mieux voir certains aspects d’un film, ses qualités formelles par exemple ou sa place parmi d’autres œuvres semblables, mais ces aspects ne sont pas plus ou moins importants ou valables que d’autres. Mais là on approche du pourquoi il faut insister sur le en théorie, une discussion qu’il vaut mieux garder pour une prochaine fois…

ps Mais quand même, ce blogue, il n’est pas si mal, je pense, alors vous pouvez continuer à le lire, tsé…

Sylvain Lavallée Écrit par :

"Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » - pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins - et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire." Serge Daney

5 Comments

  1. J.R.
    9 septembre 2015
    Reply

    Je suis venu ici pour relire votre texte qui serait encore une réponse pertinente au dernier éditorial d’Helen Faradji.

    • Sylvain Lavallée
      9 septembre 2015
      Reply

      Bonjour, c’est bien vrai, merci d’en avoir fait mention, je n’y aurais pas pensé sinon. Je remets le texte de l’avant de ce pas!

      • J.R.
        11 septembre 2015
        Reply

        Stéphane Delorme des Cahiers y met son grain de sel également dans ce bel entretien: http://www.politis.fr/Stephane-Delorme-Etre-critique-c,32324.html

        La première moitié de l’entretien est plutôt hors sujet, mais lorsqu’il parle de sa vision de la critique, de la théorie et du cinéma, je trouvais cela pertinent et je me demandais ce que vous en penseriez.

        • Sylvain Lavallée
          11 septembre 2015
          Reply

          Merci pour le lien! Intéressant, en effet. J’aime bien quand il parle d’allier la violence à la nuance, il me semble que ça se joue là. Mais dire que la seule voie possible pour la critique, c’est la presse, nécessairement, sur un blogue, je ne peux pas être trop en accord. Je suis même d’avis opposé, la seule voie est en dehors de la presse et, malheureusement, hors de tout circuit payant (qui paierait le critique). C’est en tout cas la seule manière d’éviter la promotion (un critique qui veut vivre de sa plume n’a pas le choix de faire de la pub, d’une manière plus ou moins directe, ne serait-ce qu’en restant collé à l’actualité).

          Aussi, même si une expérience esthétique n’est pas équivalente « à une relation sociale », après avoir republié l’Investigation, je ne peux pas être trop d’accord non plus quand il dit qu’il ne s’agit pas d’un dialogue! J’imagine qu’on s’entendrait à peu près sur ce qu’est une expérience esthétique, mais on n’utilise pas du tout les mêmes mots…

          • J.R.
            15 septembre 2015

            L’entretien n’est plus disponible pour les non-membres. Pour ma part, j’aime bien lorsqu’il parle des tares de nombreux critiques (qui restent souvent en surface, qui identifient de quel type de film il s’agit et qui identifient ce qu’il contient) et aussi sur leur utilité (« C’est important pour des jeunes cinéphiles ou cinéastes qu’un repère existe, exigeant, intransigeant sur certaines questions et qui soutient les tentatives de ne pas se plier à la loi du marché. Ils sont face à un monde globalement fermé, il faut leur donner du courage pour qu’ils ne se résignent pas. Sinon, ils risquent d’adopter des attitudes utilitaristes ou de rogner leurs ambitions artistiques. »)

            Je ne peux pas me positionner sur le débat presse/internet puisqu’au final, je vais lire et suivre les critiques que j’aime. Pour moi, c’était plus critiques intéressants vs. mauvais critiques, mais j’imagine que si j’étais un critique et pas seulement un lecteur, je penserais différemment.

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