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Critique : Birdman

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

Critique : Birdman Posted on 18 novembre 20146 Comments

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

Ma critique de Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance) pour Panorama-Cinéma. J’avais déjà glissé un mot dans des commentaires ici, maintenant vous savez en détail pourquoi ce film m’apparaît insignifiant!

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

6 comments

    1. J’ai vu ça, oui. Je n’ai pas de Facebook, mais Mathieu (de Panorama) me l’a signalé, alors j’ai été y faire un tour. Merci de me défendre! Vous avez vu le film finalement?

      Après avoir vu Map to the Stars, j’ai été forcé de conclure qu’il n’y avait aucun lien pantoute entre les deux films, j’ai dû abandonné cette idée de les traiter ensemble. Mais je vous jure que je vais aller lire votre texte (sur Map) et vous revenir avec des commentaires, dès que j’ai un moment!

  1. Toujours pas vu, non! Il ne sort ici qu’en février si je ne m’abuse. Faut croire qu’Inarritu est un phénomène essentiellement américain…

    Je suis surpris que vous n’ayez point vu de lien entre Cosmopolis et Maps par contre! C’est vrai que ce que j’ai vu n’était pas tant au niveau des thèmes que du traitement de la figure de Robert Pattinson. M’enfin, peut-être que même pour ça les liens étaient beaucoup plus ténus que je le croyais à priori, j’aimerais toujours voir les films 3 ou 4 fois avant d’écrire, c’est évident. Sinon, au-delà du parallèle Cosmopolis/Maps, vous avez aimé le film?

    1. Ah, non confusion, je parlais de lien entre Birdman et Map to the Stars! Je pensais pouvoir faire un texte sur la figure de l’acteur dans les deux films, mais Map ne parle pas du tout de l’acteur (ou très peu). Le lien avec Cosmopolis, lui, est évident : c’est une trilogie, avec Dangerous Method, ce premier annonce la fin du monde à venir, Cosmopolis montre le monde en train de s’effondrer, et Map c’est le post-apocalypse, un monde absolument vide (on se croirait tout le temps dans la limo de Pattinson dans Cosmopolis, même traitement sonore qui vide le monde de son bruit), avec des personnages qui ne rêvent qu’à un devenir éternel dans l’image, qui sont rendus tellement coupés du monde (dans Cosmopolis, il existait encore en dehors de la limo) qui ne se reproduisent plus qu’entre eux. C’est très très difficile à regarder je trouve, éprouvant, j’aime mieux l’équilibre qu’il y avait dans Cosmopolis, le basculement vers le vide n’étant pas complet il reste quelque chose comme un espoir, mince mais présent, alors que dans Map il n’y a plus rien. J’ai bien aimé, mais avec réserve (les acteurs, par contre, sont formidables, Julianne, c’est sûr, mais aussi Mia et Robert).

  2. Bon, je viens de me taper Birdman, et à part le fait que je suis d’accord avec l’essentiel de votre texte, j’ajouterais qu’il est assez ironique que pour un film qui prétend réhabiliter l’acteur, on ne remarque essentiellement que le réalisateur qui fait des gros signes de la main devant la caméra en espérant qu’on remarque ses “prouesses” techniques.

    1. En effet : j’aurais pu être vraiment plus méchant avec ce film prétentieux, dans le pire sens du terme. Je suis persuadé d’ailleurs qu’il ne sera pas aussi bien accueilli en France. Je suis encore abasourdi par l’enthousiasme qu’il a suscité ici et au Sud d’ici : c’est vraiment le film intouchable de l’année, qu’on n’a pas le droit de critiquer. Même Boyhood, qui a pourtant suscité de vives émotions, on peut se permettre de lui lancer des reproches, sans risquer de se faire “doxxer”. Mais Birdman, pas touche!

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