Le cinéma total selon James Cameron

Après une liste des best of de la décennie, il faut passer à ce qui est présenté comme l’avenir de la prochaine, cette révolution tant attendue, l’aboutissement du film 3D qui nous arrive après bien des balbutiements dont les premiers datent de… 1890! Il y a tout un historique sur ce bon vieux wikipedia pour ceux que ça intéresse, disons seulement que l’intérêt pour la 3D ne date pas d’hier. Aujourd’hui, toutefois, la pression est forte pour que ce nouveau dispositif soit adopté et la raison, bien qu’implicite, en est bien simple : contrer le piratage. Quel est l’intérêt de télécharger Avatar, peu importe la qualité de la copie, et de l’écouter sur un écran plat, alors que tout l’intérêt se situe dans l’effet d’immersion dû non seulement à la 3D, mais à la taille de l’écran?

D’ailleurs, n’est-ce pas le seul intérêt? Même les admirateurs les plus hardis admettent la minceur du scénario d’Avatar, préférant toutefois le qualifier de simple plutôt que de simpliste. Je n’ai pas envie de m’étendre sur ce scénario, de toute façon l’intérêt est ailleurs. Il est vrai que pour Cameron aussi l’histoire est secondaire, elle s’affiche elle-même comme un prétexte : le spectateur est comme le personnage principal, cloué sur sa chaise et à la découverte d’un Nouveau Monde, celui du numérique et du 3D. Aux Cahiers du Cinéma, on élabore beaucoup sur cette idée : « Voilà ce qui est beau et émouvant dans cette fable naïve : observer le nuancier qui éloigne ou rapproche son héros paraplégique, Jake Sully (en images réelles), de Jakesully (en images de synthèse), son “avatar”, c’est-à-dire le corps de Na’vi qu’il investit. C’est au fond la force d’Avatar, dont le récit repose sur le désir de se défaire d’une réalité ancienne (l’image optique) pour plonger au coeur d’une réalité nouvelle (en images synthétiques) […] » Un peu plus loin, le rédacteur parle de ces humains encombrés du poids du réel (machinerie lourde, prothèses) contrastant avec la fluidité et la souplesse de la démarche des Na’vi, donc du numérique. Malheureusement, il s’agit peut-être de la seule idée de mise en scène et elle s’essouffle rapidement – j’y reviendrai. On développe un peu plus le même concept chez Chronicart, on va jusqu’à mentionner Baudrillard au détour d’une phrase pour tenter d’injecter un peu de sens. Mais de quoi parle-t-on exactement ici : « Les formidables tensions formelles qui traversaient jusqu’alors certains films-mutant d’hier découlaient pour une large part d’une déconnexion ontologique : de conception l’image de synthèse est en 3D, quand l’objet-film est par nature une traduction en 2D de la réalité. En injectant tout ce petit monde dans le même moteur esthétique, en passant d’une communication des matières à leur communion, James Cameron vient de justifier le nom de baptême de ses caméras : Fusion. » Quelles tensions formelles? Depuis plusieurs années on vante justement le contraire, la capacité du numérique de s’intégrer à la pellicule, ou de l’image de synthèse à être parfaitement réaliste (voire tout ce qui a été dit sur les effets spéciaux de District 9, du vaisseau spatial trônant au-dessus de Johannesburg en particulier). Il est par ailleurs faux de prétendre que le cinéma est une traduction 2D de la réalité : depuis quand a-t-on aboli la perspective?

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Je ne veux pas faire mon passéiste nostalgique (déjà!) d’un cinéma 2D (bien sûr que la perspective n’est pas aussi immersive que la 3D d’Avatar), mais cette révolution autoproclamée est loin d’être atteinte. Le problème n’est pas technologique, ou plutôt on peut facilement oublier les moments techniquement moins convaincants tant l’avancée est grande et impressionnante. L’effet d’immersion est puissant dès les premières minutes, il n’y a pas de doute, et en général la technologie du 3D est très réussie (à quelques moments j’avais plus l’impression de regarder des plans 2D superposés, sans rondeur, mais dans l’ensemble il y a un réel effet de profondeur qui nous donne, oui, l’impression de sentir Pandora). De là à conclure, comme chez Chronicart, que Cameron a enfin atteint le mythe du cinéma total bazinien, de par cette seule réussite technique, c’est comprendre Bazin de manière bien limitée.

Mais justement, revenir à Bazin me semble ici essentiel pour comprendre ce qui cloche dans Avatar, en partant de ses essais fondateurs, dont évidemment celui sur le cinéma total. « Leur imagination [des précurseurs du cinéma] identifie l’idée cinématographique à une représentation totale et intégrale de la réalité, elle envisage d’emblée la restitution d’une illusion parfaite du monde extérieur avec le son, la couleur et le relief. » Pour Bazin, l’idée du cinéma précède son invention, la convergence au 19e siècle des technologies ayant mené à la naissance du cinéma s’explique par ce « mythe originel », celui « d’un réalisme intégral, d’une recréation du monde à son image, une image sur laquelle ne pèserait pas l’hypothèque de la liberté d’interprétation de l’artiste ni l’irréversibilité du temps. » C’est aussi l’aboutissement de toute l’histoire de l’art, de la peinture en particulier, ce que Bazin indique dans sa célèbre Ontologie de l’image photographique : la reproduction parfaitement fidèle de la réalité, c’est une victoire sur la mort et le temps. Avec Avatar, n’est-ce pas se rapprocher encore plus de ce simulacre complet, n’est-ce pas pousser le réalisme ontologique un cran plus loin? Bazin écrit d’ailleurs qu’« un historien du cinéma, P. Potoniée, a même pu soutenir que ce n’est pas la découverte de la photographie mais celle de la stéréoscopie […] qui ouvrit les yeux aux chercheurs ». Avec Avatar, voyons-nous les premiers pas, les débuts timides de ce cinéma total?

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Beaucoup de critiques renvoient Avatar aux débuts du cinéma en redonnant à l’image en mouvement son statut de spectacle inédit (ici et ici entre autres). Au New Yorker, ce spectacle est si prenant qu’il suffit à pardonner tous les écarts idéologiques : « But let’s not dwell on the sentimentality of Cameron’s notion of aboriginal life—the movie is striking enough to make it irrelevant. Nor is there much point in lingering over the irony that this anti-technology message is delivered by an example of advanced technology that cost nearly two hundred and fifty million dollars to produce; or that this anti-imperialist spectacle will invade every available theatre in the world. Relish, instead, the pterodactyls, or the flying velociraptors, or whatever they are—large beaky beasts, green with yellow reptile patches—and the bright-red flying monster with jaws that could snap an oak.» Après, on essaiera de nous faire croire que les critiques n’avalent pas n’importe quoi dès que c’est bien enrobé d’une esthétique lénifiante… Enfin, on aura compris que l’important c’est le spectacle, le spectacle justement d’un monde numérique parfaitement crédible et réaliste, c’est comme si à nouveau le train de la gare de Ciotat sortait de l’écran pour venir nous écraser, sauf que cette fois l’illusion est presque parfaite, le train sort réellement de l’écran.

Est-ce donc dire que ce monde imaginé mais rendu réaliste grâce à la technique est d’essence bazinienne, ou plutôt est-ce que Bazin dans ses textes se contentait de célébrer un réalisme technique? Non, bien sûr, mais à lire les critiques, on croirait qu’aujourd’hui c’est tout ce qui importe : Cameron vient de nous offrir une illusion parfaite, et cette flore mauve fluo est si belle que rien d’autre ne nous intéresse. Je suis le premier à applaudir la technologie employée, mais pour l’instant elle est au service d’absolument rien, d’un vide total, ce qui est plutôt surprenant pour un film porté à célébrer sa propre profondeur.

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Essentiellement, le problème en est un de mise en scène. L’Ontologie de l’image photographique se termine sur cette phrase : « D’autre part le cinéma est un langage. » Après donc avoir analysé la technologie de la reproduction mécanisée du réel en une image photographique, Bazin nous souligne que ce simple réalisme de l’image, cette ontologie, n’est pas, en soi, un art; il faut encore qu’il y ait quelque chose à exprimer, à communiquer. Il y a un langage supposé et permis par cette ontologie qu’il faut honorer de par ses propositions esthétiques (ou plutôt éthiques). Bazin est de toute façon très clair, le réalisme qu’il défend est avant tout une posture éthique : « La querelle du réalisme dans l’art procède de ce malentendu, de la confusion entre l’esthétique et le psychologique, entre le véritable réalisme qui est besoin d’exprimer la signification à la fois concrète et essentielle du monde, et le pseudo-réalisme du trompe-l’œil (ou du trompe-l’esprit) qui se satisfait de l’illusion des formes. » Ah, l’illusion des formes, n’est-ce pas l’expression la plus juste pour définir Avatar? Cette signification du monde, où la trouver chez Cameron?

Soyons plus pragmatiques : un changement de médium suppose un nouveau langage, une révolution ne peut s’alourdir du langage du passé. En termes de mise en scène, Avatar est réalisé comme n’importe quel blockbuster hollywoodien, avec plus de brio certes, mais sans réelle inventivité. Pourquoi utiliser le langage du 2D pour filmer de la 3D? Au moins, Cameron évite de lancer des objets vers le spectateur ou de jouer sur de tels effets-chocs, la 3D est utilisée avant tout dans un esprit d’immersion, de voyage, pour faire découvrir pleinement Pandora. Le plus grand défaut de la mise en scène reste l’absence de profondeur de champ, une décision très étrange considérant que tout le film nous demande d’entrer dans l’image. Pourquoi filmer des discussions en champ-contrechamp en faisant le focus sur les personnages en avant-plan, en laissant l’arrière-plan flou? Les films hollywoodiens contemporains semblent tous tournés en téléobjectif, on écrase la perspective le plus possible, tout est mis à plat. Au lieu de profiter de la 3D pour revenir à une mise en scène tirant profit de la profondeur de champ, Cameron imite ses contemporains en offrant une réalisation plate et lisse, sans profondeur, où tout se passe au premier plan. Alors, là, décidément, pourquoi la 3D? À ce titre, la comparaison avec Citizen Kane est ironique : un peu partout on lit qu’Avatar marquera l’histoire du cinéma comme le film de Welles en son temps (nous savons tous qu’il y a un avant et après JC), mais la force de Welles est justement d’avoir réinventé le langage cinématographique en développant l’utilisation de la profondeur de champ. Le film de Welles était révolutionnaire, il renversait le passé pour mieux en reconstruire le langage, alors qu’Avatar représente simplement une évolution, un nouvel exploit technique. D’un point de vue du langage, de la mise en scène, Cameron reste très conservateur, il va même jusqu’à nier ce qui pourtant aurait dû être le propre de cette nouvelle technologie, la profondeur. (Jim Emerson aborde le problème aussi ici, avec une optique (jeu de mot) plus scientifique.)

avatarflou4Remarquez qu’aucune image publiée ici n’offre une profondeur de champ…

Ce problème de la profondeur nous ramène encore à Bazin, cette fois à son Montage Interdit : « La spécificité cinématographique, saisie pour une fois à l’état pur, réside au contraire dans le simple respect photographique de l’unité de l’espace. » Ou encore : « Le réalisme réside ici dans l’homogénéité de l’espace. » Essentiellement, Bazin prône le long plan en profondeur de champ, ce type de plan étant plus cinématographique puisque plus réaliste, le montage truquant la réalité. Mais Bazin dit aussi que le montage peut révéler la réalité, le film parfait ne serait pas nécessairement le Sleep de Warhol, il s’agit de savoir utiliser le montage sans brimer le réel, en respectant son intégrité. L’homogénéité de l’espace, Cameron s’en fout pas mal, alors même que son film se veut exploratoire d’un espace nouveau.

dean02avatar-flying-ship-movie-cameronRoger Dean vs James Cameron

En fait, la représentation de Pandora est cohérente et Cameron est beaucoup plus appliqué à rendre un espace intelligible que la moyenne des réalisateurs (particulièrement dans les scènes d’action). La dimension exploratoire du film est même assez réussie, malgré le kitsch des couleurs, l’idéalisme du monde représenté, le côté rétro psychédélique-70’s-Roger Dean très daté. La critique des Cahiers est assez juste à ce sujet, la 3D permet de vivre Pandora, d’en faire une expérience sensorielle d’autant plus forte qu’elle passe par un personnage qui en découvre, en même temps que nous, les beautés éclatantes (l’expression est trop forte : il est difficile de s’extasier vraiment devant des plantes qui imitent des luminaires IKEA). Il s’agit aussi du moment où le personnage se situe dans un monde ambigu, toujours chez les hommes mais attiré par les Na’vi, c’est le moment de transition, le passage d’un état à un autre. Comme nous l’avons noté à propos de Elephant et Still Life, ces moments de transitions constituent l’essence même du cinéma, c’est saisir la réalité en mouvement. Toutefois, cette section touristique représente moins du tiers du film, une demi-heure ou quarante minutes tout au plus, il y a autour deux heures durant lesquelles Cameron abandonne cette mise en scène. Après que Jake a été accepté par la tribu Na’vi, après son initiation, l’intérêt diminue peu à peu, il ne reste plus qu’à regarder s’aligner platement les forces vers l’affrontement final. De plus, le problème de l’altérité est si peu touché que cette transition semble pratiquement indifférente. Jake est accepté sans embûche chez les Na’vi, quelques jours suffisent à apprivoiser leur culture (et son nouveau corps). Il faut dire que les Na’vi eux-mêmes sont un peuple foncièrement inintéressant : si le concept d’altérité n’est pas touché, c’est que l’idée même de différence semble inexistante pour les aborigènes de Cameron, tant leur société en est une de communion et de coexistence. Ils vivent en parfaite harmonie entre eux-mêmes et leur environnement et ce, de manière banalement matérielle. Le lien entre Pandora et ses habitants n’est pas spirituel, il ne s’agit pas de panthéisme comme on a pu le dire (ici et ici) puisqu’il n’est jamais question de foi, Pandora est effectivement et sans aucun doute un grand réseau dont tous les éléments sont interreliés. En fait, et cela rejoint la remarque du critique du New Yorker, Cameron vante une nature primitive et les joies de la vie sauvage en les présentant comme un gigantesque réseau technologique où tous les êtres sont munis de fibre optique au bout de leur queue…

Ce qui mène a un problème plus grave, révélé par le texte même des Cahiers, mais que le critique ignore : « À ce titre, la fin, qui enregistre la passation d’un corps à un autre, en dit long sur l’utopie d’un cinéma débarrassé de ses entraves matérielles et de la réalité physique du monde réel, définitivement out. Cet adieu à l’incomplétude du réel, Cameron la formule dans une image magnifique : celle de Neytiri la Na’vi, tenant dans ses bras le corps affaibli de Jake, humanité chétive en comparaison avec le corps athlétique de sa bien-aimée. » Ainsi, que nous dit Cameron? Avatar n’est pas seulement une célébration du numérique, mais carrément un dithyrambe de l’évasion, de la fuite dans un ailleurs. Le message est clair : les hommes et leur (notre) réalité sont sans intérêt, le spectacle idéalisé offert par les Na’vi sert d’échappatoire, il faut quitter notre quotidien handicapé, l’oublier pour vivre Pandora (il n’est pas si étonnant par la suite d’entendre des témoignages de suicidaires voulant renaître dans l’univers de Cameron, comme d’ailleurs Jake est de plus en plus dépendant de son corps d’avatar.) Déjà, si le concept d’altérité avait été le moindrement travaillé, cette fusion dans le numérique aurait paru moins problématique, mais là on se retrouve devant un propos fascisant d’annulation de la différence, de communion bébête avec le monde. Il faut non seulement fuir la réalité, il faut en plus la quitter pour un monde indifférencié.

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L’évasion, le divertissement, ce sont des termes typiquement antibaziniens et, à mon sens, anticinématographiques. L’univers de Cameron se veut un aparté du réel, il vit en parallèle, sans jamais lui toucher. Ce n’est pas une question de fantaisie, les mondes imaginaires peuvent aussi réfléchir le réel, il n’y a qu’à penser à l’œuvre de Terry Gilliam. Le problème ne tient pas plus au numérique, celui-ci n’est pas qu’un pauvre ou un mauvais substitut au réel (les effets spéciaux peuvent servir à révéler le réel et l’animation itou), il s’agit plutôt d’une manière d’envisager le cinéma qui, au lieu d’être totale, comme la 3D le laisse penser, s’avère plutôt nulle. Le cinéma total c’est une reproduction parfaite du réel, ça ne peut pas être une tentative de fuite de ce réel. Je me demandais plus haut où trouver cette signification du monde chez Cameron : il n’y a pas de réponse puisque tout le projet d’Avatar consiste à rejeter ce monde, à en recréer un nouveau sur de nouvelles bases, d’où la reprise du mythe fondateur de Pocahontas, dont la fin évidemment a été changée. Les références à l’Irak ou les propos écolos n’y changent rien tant ces idées sont vagues et peu développées, sans profondeur devrait-on dire, et tant la solution proposée de l’effacement des différences est sans conséquence pour ce monde-ci. Cameron propose tout bonnement de s’évader dans un monde meilleur (?), par la grâce du numérique; du réel, il ne subsiste que l’illusion des formes, le trompe-l’œil. Même Oz, après tout, n’était pas si différent du monde de Dorothée, malgré les couleurs.

Il reste à se demander s’il faut envisager le futur du 3D sous cet aspect purement spectaculaire et évasif : Avatar trace-t-il l’avenir? Je sens plus les « tensions formelles » dont parle Chronicart dans Avatar que dans les films qui le précèdent, tellement le langage et la mise en scène tirés du passé contredisent cette technologie du futur. Si la 3D est envisagée seulement selon son aspect spectaculaire, il faudrait cesser de parler de cinéma, déterminer s’il s’agit d’un nouveau médium, à différencier du cinéma comme la télévision doit l’être, ou s’il s’agit de ce que Bazin nomme le cinéma total, c’est-à-dire est-ce que cette technologie poursuit le mythe originel en s’y rapprochant sensiblement? Avatar se tient quelque part entre ces deux pôles, d’où son échec relatif. Bazin, pour finir avec lui, écrit ceci de Citizen Kane (dans L’Évolution du langage cinématographique) : « […] la profondeur de champ réintroduit l’ambiguïté dans la structure de l’image, sinon comme une nécessité […], du moins comme une possibilité. C’est pourquoi il n’est pas exagéré de dire que Citizen Kane ne se conçoit qu’en profondeur de champ. L’incertitude où l’on demeure de la clef spirituelle ou de l’interprétation est d’abord inscrite dans le dessin même de l’image. » Tout le contraire d’Avatar finalement, qui peut être projeté autant sur écran traditionnel 2D, sur écran 3D, ou sur IMAX 3D, où la profondeur de champ supposé par le médium est nié par la mise en scène, ce qui confine la 3D au rang de gadget ludique et coûteux, au lien d’en faire le prolongement logique du cinéma, comme l’ont pu l’être le son et la profondeur de champ (conclusion de l’article de Bazin cité).

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Sylvain Lavallée Écrit par :

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

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