Top 30 Panorama-Cinéma

Le top 30 de Panorama-Cinéma est maintenant en ligne! Je vous y invite : vous y trouverez aussi mon top 10 personnel, celui des autres rédacteurs, ainsi que les quelques mots que j’ai écrits pour l’occasion sur Citizenfour, The Immigrant, Boyhood, Adieu au Langage et L’Image manquante.

Je dois dire que je suis très content de notre no 1 de l’année, qui aurait bien pu être le mien aussi. Idem, comme disait Patrick, pour le palmarès complet : j’ai mes réticences sur quelques titres, bien sûr, c’est un travail de compromis un top en équipe, on s’en reparle dans les commentaires si vous voulez, mais dans l’ensemble ça me semble représentatif de la revue et des diverses perspectives qui la composent, une mixture tonique d’opinions variées (juste assez!) débouchant sur un panorama éclectique de l’année. En général, les tops de groupe font ressortir, tout naturellement, les choix plus consensuels, alors ça fait plaisir de voir se faufiler, parmi les suspects usuels, quelques titres plus singuliers, et dans le même mouvement de constater l’absence (au moins 3 notables) de d’autres suspects qui ne seraient pas dans mon consensus à moi!

Quant à ce blogue : j’aimerais vous dire que la suite du Cinéma du Visible paraîtra bientôt (ce sera, surprise, surprise, le Cinéma de l’Invisible, sur mon top 5), mais en réalité je n’ai pas encore entamé l’écriture… J’avais aussi préparé un top 25 pour les discussions à Panorama, alors je veux revenir rapidement sur quelques films parmi les 20 qui suivent dans ma liste, dans un autre texte ou le même, on verra selon la longueur, et j’ai aussi un dernier ajout sur Tom Cruise et The Edge of Tomorrow pour compléter ce tout post-2014.

 

Sylvain Lavallée Écrit par :

“Car une chose est d’apprendre à regarder les films « en professionnel » – pour vérifier d’ailleurs que ce sont eux qui nous regardent de moins en moins – et une autre est de vivre avec ceux qui nous ont regardés grandir et qui nous ont vus, otages précoces de notre biographie à venir, déjà empêtrés dans les rets de notre histoire.” Serge Daney

9 Comments

  1. Frédérik
    13 janvier 2015
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    Ahhh quel bonheur de voir le Miyazaki numéro 1! Le reste du top 4 est également le mien, bien que pas dans cet ordre. Quelques titres me laissent sur ma faim également (probablement pas tous les mêmes que vous), et je n’ai presque pas vu de cinéma québécois cette année, alors c’est dur de me prononcer sur la présence de 2 d’entres eux dans le top 10, bien que ça me paraisse à priori un peu…poussé?

    Mon top 15 :

    1. The Wind Rises – Miyazaki
    2. L’Image manquante – Panh
    3. A Touch of Sin – Jia
    4. Under the Skin – Glazer
    5. Snowpiercer – Bong
    6. The Grand Budapest Hotel – Anderson
    7. Boyhood – Linklater
    8. The Congress – Folman
    9. The Immigrant – Gray
    10. The Square – Noujaim
    11. Maps to the Stars – Cronenberg
    12. La Vénus à la Fourrure – Polanski
    13. La Chambre Bleue – Amalric
    14. Citizen Four – Poitras
    15. We Are The Best! – Moodysson

    Mes Citrons : Nymphomaniac, La Grande Bellezza, Only Lovers Left Alive, The Rover, Ida, Welcome to New York

    • Frédérik
      13 janvier 2015
      Reply

      D’ailleurs, Her (Jonze) ainsi que Jeune et Jolie (Ozon) ne seraient pas plutôt des titres de 2013? Je n’ai toujours pas vu Her, mais Jeune et Jolie c’est définitivement un citron pour moi. Quelle caméra fétide que celle d’Ozon.

      • Sylvain Lavallée
        13 janvier 2015
        Reply

        Her, janvier 2014 à Montréal; Jeune et Jolie, me semble que c’était à l’Excentris au printemps? Cette année en tout cas. Her, franchement, c’est pas très bon, trop inoffensif, ma première déception avec Jonze (j’avais braillé comme c’est pas possible sur Where the Wild Things Are!) J’essaie de ne pas écouter d’Ozon, alors je ne peux pas protester sur un film que je n’ai pas vu (et qui a beaucoup plu à au moins deux personnes dans la revue)!

        Pour le Québec : j’ai vu les deux dans le top 10 et je ne comprends pas l’enthousiasme de mes collègues vis-à-vis des deux oeuvres en question, que je n’ai aimées qu’à moitié (la première, de moitié, dans le cas du Lafleur, après on se rend compte qu’il fait du une-chose-à-la-fois-par-scène bien déguisé, ça passe mieux mais ça reste très SODEC par comité chiant, et pour le Caissy, les scènes avec les intervenants sont magnifiques, mais dans les scènes à l’extérieur sa caméra passe son temps à symboliser ce qui finit par enfermer les ados dans un regard à thèse, bien déguisée aussi d’ailleurs). J’ai pas vu le Morin, mais je suis persuadé qu’il aurait plus mérité sa place en haut de palmarès. Pas vu Eau Argentée non plus, et j’ai des soupçons, après avoir lu un peu : ça pourrait bien être un Act of Killing en puissance!

        Aussi : connait pas Moodysson, mais c’est sur Netflix, je vais y jeter un oeil.

        • Frédérik
          13 janvier 2015
          Reply

          “J’essaie de ne pas écouter d’Ozon”…pourquoi donc? Pas que j’aime le gars (je ne l’aime pas), mais c’est quand même tout un statement venant de vous.

          Pour Her…disons qu’en tant que jeune adulte montréalais semi-branché semi-hipster (à lire avec beaucoup d’autodérision), ce film, j’en ai soupé dans les conversations (pas toujours de haute-voltige) sur le cinéma. On dirait que ça m’a découragé de le voir. Trop de bruit ambiant.

          • Sylvain Lavallée
            13 janvier 2015

            C’était un peu vache dit comme ça… J’ai vu quelques films, ça ne me déplaît pas tant que ça, mais ça ne me plaît pas vraiment non plus, alors je laisse passer en me disant “il y a tant de choses à voir!” C’est plus de l’indifférence qu’autre chose.

            Citrons, Ida et Lovers Left Alive, vous n’exagérez-pas un peu? (Je n’ai pas encore revu le Jarmusch, mais j’y ai beaucoup repensé depuis nos discussions de top et d’après moi je ne changerai pas mon opinion première). Ida n’est pas le chef d’oeuvre proclamé par beaucoup, mais ce n’est pas non plus si mal. Et The Congress je n’avais pas trop aimé : voilà un film qui aurait dû embrasser le numérique pour ouvrir ses possibilités plutôt que de le condamner et de proclamer du coup notre perte.

  2. Frédérik
    13 janvier 2015
    Reply

    Ida est simplement un film qui m’a laissé complètement froid (à l’image du film…). Le film s’est terminé, j’ai fait “ah”, et je suis parti faire autre chose. Disons que la mention “citron” est pour faire contrepoint au consensus général. Un peu comme Brody avec sa negative-list.

    Pour The Congress, c’est drôle, j’en ai fait la lecture opposée de vous par rapport à l’acteur. Alors qu’aujourd’hui on cherche des acteurs malléables, invisibles, anonymes (au point de vue artistique), Folman rend son humanité à l’acteur, avec ses défauts, ses joies, ses peines, et remet cette humanité au centre de la démarche artistique. Sans cette humanité, c’est le clientélisme, la fausse-subjectivité, un cinéma qui prend la même forme que son acteur, soit malléable, sans accroc, anonyme. La plus belle scène du film à mon avis, celle de la reproduction numérique, où l’agent de Wright lui raconte de vieilles anecdotes pour la faire réagir. Où on voit que l’émotion, on ne la fabrique pas de rien, elle vient de nous, de l’humain, et c’est ce qui se retrouve au coeur de tout projet artistique. J’ai vraiment été touché par ce film.

    • Sylvain Lavallée
      13 janvier 2015
      Reply

      C’est une belle scène, en effet, qui à ce moment contrebalance la résignation défaitiste, mais la fin me semblait renforcer cette résignation au détriment de l’actrice. Enfin, c’est un film sur lequel j’aurais écrit beaucoup plus si je m’y étais penché ici (aujourd’hui je l’ai un peu oublié, faut croire que ça ne m’a pas marqué ben ben).

  3. Clément Desjardins
    14 janvier 2015
    Reply

    Bravo pour cet hommage à Miyazaki. Ce film semble avoir été ignoré par plusieurs palmarès, me semble-t-il.

    En ce qui me concerne, mention plus qu’honorable à 20 000 Days on Earth. Ce film-là atteint un niveau d’intensité incroyable, surtout dans la dernière scène. Ceci dit, je suis un inconditionnel de Nick Cave.

    Bonne année 2015!

    • Sylvain Lavallée
      14 janvier 2015
      Reply

      Oui, pour 20000 Days on Earth, il se tient d’ailleurs à quelque part dans mon top 25 (je suis aussi un inconditionnel).

      Merci, et bonne année itou!

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