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Appelez-moi Sylvain Lavallée. Il y a quelques années de cela — ce serait 2009, peu importe le mois exact — ayant peu ou prou d’argent en poche, et rien ne me retenant à terre, je décidai de naviguer un peu pour découvrir les étendues cinématographiques… Du Cinématographe est ainsi né, pour partir à la chasse de ma baleine mythique, qui se terre à quelque part dans le flot des images; à la recherche d’une idée du cinéma je partis, d’une éthique, qui m’échappe encore aujourd’hui. Je la pressens, elle est là, de punctum en punctum elle s’éclaircit, se laisse savoir pour se dérober aussitôt, élusive à jamais – il y a de ces choses qui ne sont pas faites pour être harponnées.

2009, la date n’est-elle pas arbitraire, même si elle dénote la naissance manifeste de cet espace virtuel? Suis-je né cinéphile, à quelque part entre le Manhattan de Woody Allen et Le Sacrifice d’Andreï Tarkovski (la moyenne donnerait à peu près E.T.), n’y avait-il pas là, déjà, dans cette enfance du cinéphile, quelque chose d’inconscient, de latent, que je poursuivis, sans trop le savoir, en m’inscrivant en scénarisation à l’UQAM et ensuite dans une majeure en études cinématographiques à l’Université de Montréal? Sans doute : 2009 serait le moment de la première apparition, une luciole entraperçue, visible un instant évanouie l’autre, d’une lumière si belle qu’elle ne pouvait que m’attirer à elle, belle parce qu’éphémère, unique, ne pouvant vivre que dans le souvenir puis dans l’action qu’elle entraîne forcément, cette quête, ce mouvement vers l’avant, qui m’amena à la revue Séquences, le temps d’un blogue, défunt, que j’y tins de 2010 à 2012, en voie de déménagement en ces eaux virtuelles, tout comme les textes, manuscrits, parus dans la revue elle-même ; une chasse qui se poursuivit ensuite en anglais, sur un autre blogue, Postcards from the Uncanny Valley, lui aussi relocalisé ici ; et enfin à Panorama-Cinéma, qui accueille encore mes investigations à ce jour.

Celles-ci m’ont amené vers Stanley Cavell, Tom Cruise, Cary Grant ou Steven Spielberg, elles se sont tournées vers les jeux vidéo, l’éthique de la représentation, l’image numérique, le cinéma d’action et l’acteur, elles se sont penchées sur la critique, la philosophie et la nature de l’art, elles m’ont offert l’occasion d’être interviewé dans le cadre de la série Critiques d’ici de Jozef Siroka à La Presse et de participer à une table ronde sur le renouveau du cinéma québécois… Condamnées à l’inachèvement, elles n’en demeurent pas moins en mouvement, guidées par les quelques certitudes acquises au passage, la trajectoire n’étant pas pour autant déterminée par celles-ci ; libre, qui sait où elle se dirigera.

Alors si vous avez des questions à propos de cette quête, des pistes de réflexion, ou encore des commentaires, propositions d’articles, éloges, insultes, conseils, offres d’emploi, dons, un texte d’université à corriger, une déclaration d’amour ou de guerre, un ennemi à éliminer, un(e) ami(e) à séduire, une salle de projection avec de la pellicule, une bière (idéalement plus) à partager,  une collection de vinyles de votre grand-mère à vous départir ou vous avez simplement quelques mots de trop à dépenser mais vous ne savez pas où les mettre, vous pouvez m’écrire pour m’inspirer, me décourager ou me troller en remplissant ce formulaire.

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47 Comments

  1. LA_Roy
    24 octobre 2014
    Reply

    Dans Gone Girl : « Cynique, vous-dites? » : pas de trait d’union. Une citation dans une citation, c’est : « guillemets français puis “guillemets anglais de la deuxième citation” et retour à la première citation ».

    Merci beaucoup pour cet article. Il m’a permis de mieux clarifier mon idée sur l’aspect masculiniste du film.

    • Sylvain Lavallée
      24 octobre 2014
      Reply

      Merci, je fais les changements!

  2. Gilles Trahan
    27 octobre 2014
    Reply

    À propos de votre texte sur Xi You de Tsai Ming-liang
    Je suis heureux de constater que vous reconnaissez l’importance de ce film. Hélas, je suis désolé quand je lis votre commentaire… trop long et finalement répétitif et ennuyeux comme tous les autres commentaires publiés sur Panorama-Cinéma. Comme diraient les « Amaricains », « Get to the Fucking Point » ! Quelle est ma désolation ? L’essentiel du film semble vous échapper. Trop de descriptions et de détails techniques, trop de trucs de « Movie Buff ». Manque d’intériorité, manque de spiritualité. Manque d’un témoignage personnel, subjectif et intime… Je ne vous connais pas personnellement, je n’ai aucune idée de votre âge. Moi, je suis un vieux de la vieille… vieille formation, vieil humanisme, vieilles valeurs… Vous me faites penser aux jeunes générations tellement compétentes dans les affaires techniques mais peu sensibles aux joies et aux peines des labyrinthes de la subjectivité et de l’introspection. En passant je découvre l’existence de votre site et j’ai l’intention d’y prêter attention.

    • Sylvain Lavallée
      27 octobre 2014
      Reply

      Question génération, avec ma début trentaine, je dois être le doyen de Panorama, mais je m’identifie beaucoup plus au vieil humanisme, vieilles valeurs, qu’à ma génération, alors je ne cacherai pas que votre commentaire me blesse quelque peu… Que je vous ennuie, j’aimerais mieux pas, que je sois passé à côté du film, c’est possible, même probable, on se sent petit devant de tels films, mais bon, je peux vivre avec ça, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois; le manque d’intériorité, par contre, de subjectif, c’est plus difficile à prendre! Je ne peux m’empêcher d’essayer de me défendre : je sais que j’ai un style analytique, que ma plume est assez directe, mais je ne vois pas d’opposition entre les détails “techniques” que j’utilise et ma subjectivité (je mets des guillemets car je ne vois pas beaucoup de technique dans ce que j’écris, j’essaie même de l’éviter, surtout pour Panorama.)

      Bon, c’est un texte, peut-être que ça ne passe pas (ou peut-être jamais, ce n’est pas à moi d’en juger), mais je me reconnais facilement dans ma critique, au point que je me demandais plutôt si je ne superposais pas certaines idées que j’ai développées sur ce site, au détriment du film! Et si c’est le cas, j’espère que ma subjectivité encombrante n’a rien de technique, encore moins de Movie Buff, parce que cette culture autoréférentielle, incapable de lire plus loin que la surface d’une image me rebute (j’en ai souvent parlé ici). Alors voilà, je suis un peu perplexe, vous me reprochez exactement ce que je dénonce chez autrui…

      Quant à l’introspection, j’espère que ce site, s’il retient votre attention, vous convaincra du contraire!

  3. Frédérik
    31 octobre 2014
    Reply

    J’ai une faveur à vous demander!

    Le nouveau Inarritu vient de sortir et, sans surprise, il récolte de grandes éloges de la critique (ce qui ne manquera jamais de me surprendre…). Le synopsis semble toutefois jouer avec certains thèmes qui vous plaisent, soit l’image de l’acteur, la starification, l’utilisation de sa corporalité comme matière première, etc. Je serais curieux de savoir ce que vous en pensez, question de savoir si je devrais faire une exception et me déplacer pour un film qui fait suite à la bébelle Babel.

    Sans rien vouloir vous imposer, bien évidemment… 😉

    • Sylvain Lavallée
      31 octobre 2014
      Reply

      Ah, Birdman! J’ai la même hésitation que vous, pour les raisons que vous mentionnez. Je me dis que peut être, avec un bon scénario, Inarritu (technicien irréprochable) pourrait peut-être éviter le misérabilisme pseudo-philosophique. Mais franchement je n’y crois pas, critiques dithyrambiques ou pas! Je vais sûrement aller le voir (pour Lubezki surtout), mais il y a aussi Cronenberg… Et je viens de voir Mommy alors je n’ai pas trop le choix d’écrire sur Mommy… Et j’ai des textes pour Panorama… Même Interstellar (en pellicule!) m’intéresse plus (pour Matthew surtout). Alors je ne sais pas quand je pourrai glisser un mot sur le film (mais considérant son sujet, ce serait étonnant que je n’écrive rien).

      En attendant, vous pouvez lire Richard Brody pour vous convaincre de rester à la maison : http://www.newyorker.com/culture/richard-brody/birdman-never-achieves-flight

  4. Frédérik
    31 octobre 2014
    Reply

    Étant à Berlin pour les prochains mois, je n’ai pas encore vu Mommy, et je ne sais pas si j’aurai l’occasion de le voir. Je devrai probablement attendre une éventuelle sortie DVD…dommage! J’ai eu la chance de voir le Cronenberg il y a déjà presque 1 mois par contre! J’adore le traitement de l’image de Pattinson et Wasikowska qui donne toute sa substance et sa sensibilité au film pour moi. J’ai d’ailleurs un texte au frigo concernant le Cronenberg, ne reste qu’à chasser la gêne! Hehe…

    Merci pour le lien de Brody, et continuez votre excellent travail! C’est toujours un plaisir de vous lire.

    • Sylvain Lavallée
      31 octobre 2014
      Reply

      Mommy, en DVD, ce sera un peu bizarre, je ne sais pas comment va passer l’image 1:1 sur le petit écran. Mais vous m’intriguez avec votre texte au frigo : vous n’êtes pas obligé de répondre (obviously), on peut vous lire quelque part? En tout cas, si vous chasser la gêne, vous me le direz!

      • Frédérik
        9 décembre 2014
        Reply

        Je viens finalement de voir Mommy. J’ai l’impression que si le film s’était terminé sur la divagation de Die qui imagine son fils grandir et tout, ç’eut été un grand film. Le dernier acte m’a laissé sur ma faim. J’ai l’impression que Dolan a abdiqué, je sais pas, les punitions s’accumulent, les désillusions aussi…Quid du grand espoir qui avait animé les 90 premières minutes??

        • Sylvain Lavallée
          9 décembre 2014
          Reply

          Je finalise maintenant mon texte que j’avais mis sur la glace depuis octobre : en gros, la possibilité du grand film s’était éteinte pour moi dès la deuxième scène… Je n’ai pas “pas aimé”, mais c’est limité (comme son écran, quoi). La fin m’a aussi paru faible, mais pour d’autres raisons (je ne vois pas de punition, il aime trop ses personnages pour les punir). Enfin, si je trouve le courage de le mettre en ligne (avec la distance, j’ai de la misère à resaisir le texte que j’avais commencé à écrire alors), vous aurez plus de détails!

          • Frédérik
            10 décembre 2014

            Si ça peut vous encourager à le mettre en ligne, dites-vous que vous aurez au moins un lecteur assidu 😉

  5. Frédérik
    31 octobre 2014
    Reply

    Allez, je me lance! J’écris depuis environ 1 an pour patwhite.com, mais je suis à la recherche d’une autre plateforme présentement, j’ai pas l’impression que le cinéma (ou du moins, les analyses que je peux en tirer) correspondent à l’image qu’ils tentent de donner à leur site.

    Pour mon texte sur le Cronenberg : http://patwhite.com/node/18042

    Attention toutefois, vous y retrouverez quelques spoilers, je préfère avertir…

    Et puis qu’ils soient vitrioliques, neutres ou élogieux, vos commentaires seront évidemment fort appréciés! 😉

    Je viens également de voir que Mommy sort le 13 novembre ici, alors voilà ce problème réglé! C’est difficile parfois de s’y retrouver à travers les versions allemandes, originales sous-titrées allemand, allemandes sous-titrées anglais, etc…
    Y’a également le nouveau Dardenne à l’affiche présentement, et le nouveau Mike Leigh sort cette semaine. Y’a pas que des désavantages!

    • Sylvain Lavallée
      31 octobre 2014
      Reply

      Merci de partager, j’aime bien connaître mes lecteurs! Je ne connaissais pas le site… et j’attendrai de voir le film avant de commenter votre texte (je n’ai pas vu Welcome to New York non plus…)

      Vu de Montréal, j’ai bien de la peine à trouver des désavantages à vivre à Berlin!

    • Sylvain Lavallée
      1 novembre 2014
      Reply

      Eh ben, concours de circonstances, après-midi de libre imprévu et seul film qui rentrait dans mon horaire, j’ai été voir ce Birdman et… iich, j’aurais dû rester à la maison faire des choses sérieuses! C’est à l’acteur ce que Babel était à l’humanisme; ou un gros piège vide pour critiques pas trop critiques (il y a tout pour plaire : un acteur dans son propre rôle, la virtuosité du plan-séquence (mal utilisé à mon avis), pleins de mise en abyme et de phrases-clés pour donner l’illusion de contenu et on crache allégrement sur ces gros blockbusters imbéciles en les opposant au Grand Art (et bien sûr Birdman ne laisse pas d’illusion à savoir de quel côté il se campe…) Je ne pense pas que je vais écrire sur le film, c’est parfaitement insignifiant (sans être aussi problématique que Babel, il n’y a pas couple blanc pour qui on pleure en nous détournant de la misère du pays dans lequel il se trouve par exemple, c’est juste trop confus pour qu’une quelconque idée en émerge).

  6. Frédérik
    1 novembre 2014
    Reply

    Merci de confirmer mon intuition! C’est exactement l’impression que j’avais en lisant les critiques dithyrambiques du film à gauche et à droite.

    En même temps, ç’a l’air tellement mauvais que je crois que je vais aller le voir. Ce petit côté masochiste…

    • Sylvain Lavallée
      1 novembre 2014
      Reply

      Bah, masochiste, faut pas exagérer, ça s’écoute bien même si c’est un brin ennuyant. Et, tsé, il faut se faire sa propre idée, j’ai peut-être passé à côté de quelque chose, je suis quand même une minorité visible ici…

      Je voulais rajouter quelque chose, mais je pense que je vais écrire sur le film finalement; le contraste avec ce que j’ai écrit sur Tom Cruise est trop flagrant pour le laisser passer.

      • Frédérik
        4 novembre 2014
        Reply

        Très intéressant ce papier! Ça me donne encore plus envie de lire le vôtre. L’écrivez-vous pour Pano?

        Sinon, que pensez-vous de la critique de Pano sur Maps to the Stars? C’est, ma foi, drôlement assassin!

        • Sylvain Lavallée
          4 novembre 2014
          Reply

          Concernant la critique du Cronenberg : j’ai eu un choc! Je n’ai pas encore vu le film, alors je m’abstiens de commentaire, mais comme la tendance “ceux qui n’ont pas aimé Cosmopolis n’aiment pas Maps et vice versa” se maintient, je suis en désaccord a priori (même si faut bien avouer que c’est un bon texte).

          Ce n’est pas prévu que j’écrive sur Birdman pour la revue, je ne sais pas si quelqu’un est assigné au film. Comme j’ai envie d’écrire en particulier sur l’acteur, je me disais hier qu’il y aurait peut-être des liens à faire avec le Cronenberg, je pourrais rassembler ça dans un texte et faire d’une pierre deux coups!

  7. Frédérik
    4 novembre 2014
    Reply

    Effectivement, j’ai également remarqué cette tendance! Et j’en suis un autre exemple, ayant adoré Cosmopolis (un des meilleurs films depuis 2010 à mon humble avis) et grandement apprécié Maps to the Stars. D’ailleurs, j’ai remarqué que la critique de Cosmopolis avait été rédigée par AFR, alors que celle de Maps est l’oeuvre d’Olivier Thibodeau. Il aurait été intéressant d’entendre l’avis d’AFR sur Maps, tant les deux opus ne sont qu’un chapitre différent du même livre à mes yeux. M’enfin…

    Dans tous les cas, on vous attendra!

    • Sylvain Lavallée
      1 décembre 2014
      Reply

      Bon (j’assume que vous êtes toujours dans les parages), j’ai finalement lu votre texte sur Maps. Sérieusement, je n’ai pas grand-chose à dire sinon que c’est très bon! (Au niveau de l’écriture comme du contenu.) Je cherchais le lien avec Pattinson, de l’arrière vers l’avant de la limousine, et je ne voyais pas, mais vous m’avez donné une belle réponse.

      Pour Mia aussi, quelle superbe actrice : je n’y avais pas trop fait attention avant Lovers (j’aurais dû, pourtant, Restless c’était fort), mais dans le Jarmusch et dans Maps elle m’a surprise. Je dirais que c’est une actrice essentielle pour notre temps, parce qu’elle a beau vivre les pires drames du monde, elle reste si vivante et énergique! Elle a une présence très précieuse, notamment dans Lovers, où elle redresse carrément le film en apportant un contrepoint essentiel à la léthargie misanthrope d’Adam et Eve. Dans Restless aussi, au fond (merde, j’ai subitement envie de le revoir…)

      Je me demande, par contre, pour Mortensen : je n’ai pas revu les films, mais je pense que Cronenberg joue avec la présence de son acteur. Mortensen étant moins présent publiquement que Pattinson, c’est plus difficile à définir (dans le fond, tout ce que je sais de lui c’est qu’il est fan des Canadiens!), mais je pense qu’il y a une constance dans ses rôles (le très beau Jauja par exemple joue aussi sur une tension du refoulé). Il est possible aussi que Cronenberg a trouvé avec Mortensen qui était l’acteur Mortensen, et qu’ils explorent cela ensemble, il faudrait voir alors s’il y a un avant et un après Cronenberg. Et s’il y a un lien entre Mortensen et Pattinson, car c’est vrai que Dangerous Method fermait une trilogie avec lui et ouvrait le chemin pour Cosmopolis.

  8. Frédérik
    1 décembre 2014
    Reply

    Difficile de ne pas être dans les parages, étant donné que je fais un saut ici plusieurs fois par semaine! Et merci pour les bons mots, c’est très gentil.

    Effectivement pour Mia, ça m’a pris plusieurs années avant de vraiment lui prêter attention (à l’image d’un de mes meilleurs potes qui la trouve sans intérêt), mais maintenant, elle fait partie de ma liste d’incontournables. Elle n’a cependant pas réussi à me faire aimer le Jarmusch; je le réécouterai éventuellement (avec votre critique en tête, entre autres), on verra bien.

    Et voilà, à force de parler de Maps, A Dangerous Method, Pattinson, Mortensen et cie, ce qui devait arriver arriva, j’ai furieusement envie de me faire une rétro Cronenberg. Et j’ai beaucoup aimé votre ligne ADM-Cosmo-Maps sur la fin du monde annoncée, on ne peut plus Cronenbergien!

    Je sais que vous n’êtes pas friands des tops et autres listes à numéros, mais quels seraient vos moments forts (et faibles) de 2014? J’avoue avoir un sérieux plaisir coupable à me gaver de ces trucs…

    • Sylvain Lavallée
      1 décembre 2014
      Reply

      Oui, le Jarmusch, mon meilleur pote, qui est un grand fan de Jarmusch ne l’a pas aimé non plus, trop méprisant pour l’humanité en gros. Quelqu’un avait laissé le même commentaire ici, c’était peut-être vous? En tout ça, je suis en doute moi aussi, il faudra revoir.

      Eh, j’aime bien les listes en fait, pour le rattrapage ou pour se réconforter dans son opinion (ah!), il faut juste faire attention comment on les utilise. J’ai commencé à y penser, Panorama fait un top 25 et je vais sûrement essayer d’en faire un ici aussi, comme l’an dernier. Les gros coups de coeur ont déjà été nommés ici : Boyhood, Immigrant, je rajouterais Citizenfour vu la semaine dernière, Only Lovers si je me fie à ma première impression… Et ce que j’ai vu au FNC, Xi You, Sapienza, Jauja. J’ai vu le Costa aussi mais il y a quelque chose qui ne passe pas entre moi et Costa, quand je le lis en entrevue ou que je lis sur son cinéma, je me dis, ah c’est fait pour moi, et puis finalement ça me laisse froid… Sinon, la sortie est en janvier, mais j’ai eu la chance de le voir, alors Inherent Vice aussi. Mon prochain arrêt cinéma c’est Whiplash, on verra, et peut-être le Amalric que j’aime beaucoup (Jimmy P., d’ailleurs, très fort, et je n’ai pas encore vu le Polanski!) Et il y a un nouveau Eastwood très alléchant, Foxcatcher peut-être aussi… Je viens de voir que Rosenbaum à mis Locke dans son top alors ça m’intrigue tout d’un coup…

  9. Frédérik
    1 décembre 2014
    Reply

    Le commentaire n’était pas de moi, mais ça se rapproche également de mon appréciation du film.

    Ah, comme j’aimerais avoir la chance de voir le Amalric! Pas moyen de le trouver à Berlin. Pareil pour Whiplash et Foxcatcher, qui ne sortent qu’en février, mars. Je me sens mal de faire un top alors que je passe à côté de trucs qui s’y retrouveraient probablement.

    Sinon, en vrac, pour l’instant : tout en haut, le Miyazaki. Après (pas d’ordre précis), Panh, Jia, Gray, Glazer, Anderson (Wes), Polanski, Moodysson, Linklater, Cronenberg, Bong, Folman, Noudjaim…

    Aimé également Michael Kohlhaas, La Jalousie, Tom à la Ferme, Gone Girl.

    Pas vu Mommy, pas vu le Resnais, le Sachs, le Allen, le Leigh…

    Déceptions : Sorrentino, von Trier, Jarmusch, Ozon, Michôd, Pawlikowski, Corbjin, Ferrara

    • Sylvain Lavallée
      1 décembre 2014
      Reply

      Voyez, c’est pour ça qu’il faut faire des listes, j’avais complètement oublié Wes Anderson! Pourtant dans mon top 3 je pense. Toujours pas vu le Miyazaki, je l’avais oublié aussi. Les avis sont partagés, sur le point de vue éthique du film, je suis très curieux. Je suis incertain sur Glazer, il y a des scènes d’une telle cruauté, mais en même temps il construit si bien son point de vue “alien” sur le monde… Je ne sais trop qu’en penser, mais c’est vrai que c’est une expérience prenante. J’hésite aussi pour le Allen : il est à un doigt d’une réflexion passionnante sur le cinéma et la star, mais le tout s’embourbe dans une dichotomie trop grossière entre magie-spiritualité/science-raison (mais Emma Stone! et la direction photo est fabuleuse, peut-être le plus beau film de l’année). Corbjin, bien aimé même si ce n’est pas à la hauteur des précédents, il n’y a pas grand-chose à en sortir au-delà du récit (bien mené et joué).

      La plus grosse surprise de l’année, j’y pense maintenant : Nolan a réussi à m’émouvoir! Le film est très inégal, mais au moins il y poursuit l’ouverture sur le monde qu’on sentait à la fin de Dark Knight Rises et pour une fois il laisse la place à un acteur pour s’exprimer. Matthew en profite et c’est très beau. Bon, après il gâche tout en rendant insupportable un autre de mes acteurs préférés qui débarque en surprise, et avec une vision consternante de l’amour, il ne faut pas trop lui en demander…

  10. Frédérik
    1 décembre 2014
    Reply

    Vrai pour le Corbjin, en réalité ce n’est pas tant une déception qu’un film aussitôt vu, aussitôt oublié. C’est probablement la mort de PSH qui avait gonflé mes attentes, donné au film une sorte d’aura mystique. Au final comme vous dites, rondement mené, juste pas de “je-ne-sais-quoi” qui en fait plus que “juste un film”.

    Pour moi le Glazer c’est une des plus belles réflexions sur la star que j’ai vue récemment. L’isolement, la recherche du contact de l’Autre, le désir de normalité, le dénuement…et qui de mieux que Scarlett Johansson pour rendre tout ça!

    J’avais oublié le Nolan, une déception pour moi, quoique je ne m’attendais à rien. Le fait que le sort de l’humanité repose sur un tissu de mensonges pousse un peu trop le bouchon du cynisme à mon goût. Et effectivement, quel gâchis pour Matt Damon! Quoique la fin est intéressante, il semble enfin croire en l’Homme, même si comme vous dites, c’est téléguidé par une vision de l’amour on ne peut plus consternante.

    Sur le Miyazaki, une fois que vous l’aurez vu 😉 … : http://patwhite.com/node/17269

  11. RAPHAEL
    24 décembre 2014
    Reply

    Joyeux Noël M. Lavallée! Passez du bon temps avec ceux qui vous tiennent à coeur! Merci de contribuer constamment à nous faire voir notre passion sous un angle différent. À nous éclaircir des zones qui souvent nous échappent en partie. À mettre en mots de si belle façon les émotions que nous ressentons. Bref merci d’aimer le cinéma à ce point!

    L’année 2014 fut riche en découvertes cinématographiques de mon côté, plusieurs œuvres visionnées cette année m’accompagneront pour toujours. J’aurai énormément de rattrapage à faire par contre au niveau des sorties 2014, n’ayant vraiment pas vu grand chose encore (Under the skin et c’est à peu près tout je crois..!).

    Ne reste plus qu’à ce souhaiter à tous, cinéphiles, une année 2015 exceptionnelle!

    • Sylvain Lavallée
      26 décembre 2014
      Reply

      Merci beaucoup pour ces si bons mots, et pour votre présence! Joyeuses fêtes à vous aussi!

  12. Jérémi
    24 décembre 2014
    Reply

    Un beau temps des fêtes à vous!

    Pouvons-nous nous attendre à un top officiel de votre part dans panorama?

    Pour ma part, c’est:
    1. Under the Skin
    2. The Immigrant
    3. Horse Money
    4. The Devils Knot (vu en 2014)
    5. The Captive

    Je viens de voir Weirckmester Harmonies, question de scrapper les festivités, et je me rappelle avoir lu un petit texte que vous aviez écrit sur votre précédent blog et que je ne retrouve pas sur celui-ci. J’aimerais bien savoir ce que vous en aviez à dire!

    Un gros merci et au plaisir de vous lire l’an prochain!

    • Jérémi
      24 décembre 2014
      Reply

      Bon. Je viens de trouver le lien de votre précédent texte «Puisqu’il faut le faire…»

    • Sylvain Lavallée
      26 décembre 2014
      Reply

      Merci!

      Oui, il y aura un top pour Panorama (probablement 25 films), je suis en période de rattrapage. Vu Thou Wast Mild and Lovely et L’image Manquante, il me reste Wind Rises, Vénus à la Fourrure, Locke, Foxcatcher si je trouve le temps pour la salle, Night Moves… Il me manquera surtout le Ira Sachs dans les gros titres, Dumont et Lanzmann (je vais prendre en considération les films de festival), et pas mal de québécois, mais je n’ai pas trop d’espoir de ce côté (sauf le Robert Morin, qui est quand même Robert Morin).

      Il y aura aussi quelque chose pour ce blogue, pas sûr encore sous quelle forme.

      • Frédérik
        27 décembre 2014
        Reply

        Très hâte de lire tout ça (sur Pano et ici)! Qu’avez-vous pensé de l’Image manquante? Un grand grand film pour moi (2e sur ma liste perso), l’antidote parfait à The Act of Killing.

        • Sylvain Lavallée
          27 décembre 2014
          Reply

          L’image manquante est devenu mon numéro 1 de l’année, précisément pour la raison que vous dites, l’anti-Oppenheimer. J’y reviendrai. J’ai vu le Miyazaki hier finalement, qui fera aussi mon top 5 (et sur lequel je reviendrai aussi, mais je vous dis excellente critique au passage) – un palmarès qui sera composé d’images justes s’opposant à juste des images, d’images de la mémoire, personnelle et/ou historique (je vous laisse deviner les 3 autres films, mais ce n’est pas difficile…) Enfin, c’est le texte que je planifie, ça peut encore changer.

          • Frédérik
            27 décembre 2014

            Ahh, comme je suis content de voir que nos tops se rejoignent! C’est culcul, mais comme j’ai énormément d’estime pour vos réflexions…

            Je devine le Anderson, le Linklater…et le Gray? Non, vraiment, le 5e, je ne vois pas.

            Si jamais ça vous dit de lire ma critique du Panh… : http://patwhite.com/node/17750

          • Sylvain Lavallée
            27 décembre 2014

            Cucul, je sais pas, je soupçonne qu’on le fait tous. J’ai été bien peiné par exemple de voir Brody mettre Boyhood dans son “Negative Ten”, même s’il ne s’agit pas de ses pires films de l’année (plutôt les gros titres qui cachent trop la vue aux plus petits), et si je me doute bien de ce qui a pu ne pas lui plaire (il n’a pas écrit sur le film, je ne peux que soupçonner). Et après, je me réjouis de voir qu’il a bien aimé Jersey Boys et le met dans son top 25, ce que je ferai aussi (d’ailleurs, un autre film sur la mémoire et la filiation, thème eastwoodien essentiel).

            Wow, quelle critique pour le Panh et Oppenheimer, exactement les mots que je cherchais! (Tout de même, j’aurais bien aimé voir Look of Silence, mais quant à moi la carrière d’Oppenheimer restera toujours entachée par son premier film). L’image manquante, c’est vraiment la plus belle réflexion sur l’image, le film dont on a le plus besoin maintenant, c’est pourquoi je le mets no 1 : après avoir bûché sur Act of Killing en début 2014 (enfin, chez Siroka surtout), vaut mieux commencer 2015 sur une plus belle note.

            Vous avez vu juste : pour le Gray, il faut savoir que c’est un récit très personnel, l’histoire de l’arrivée de ses grands-parents aux USA. L’idée de la mémoire n’est pas donnée explicitement par le film, mais c’est tout de même présent, un mélange de “comment moi, James Gray, j’en suis où je suis” et “comment mon pays en est où il est”.

  13. Frédérik
    27 décembre 2014
    Reply

    Je ne savais pas pour The Immigrant! Ça explique probablement sa réaction épidermique lorsque le film a été plutôt mal accueilli à Cannes…et ça le rend encore meilleur.

  14. sylva dominique
    1 juin 2015
    Reply

    bonjour ….

    Je viens de lire un debat ,entre des journalistes des cahiers du cinema et de liberation en france ,sur the new world de Malick.
    et je me suis soudain souvenu que ni ce dernier ni the thin red line ne sont évoqués dans tes approches des films de Malick;pourquoi?

    merci.

    • Sylvain Lavallée
      1 juin 2015
      Reply

      Bonjour,

      la réponse simple : ces films sont sortis bien avant que je ne sois critique! Mais j’ai un texte pour la revue Séquences sur le cinéma de Malick en général, je pourrais le mettre en ligne cette semaine. Je ne me rappelle pas si j’y parlais de ces deux films (que j’aime autant que les autres), il me semble que je me concentrais surtout sur Days of Heaven.

  15. sylva dominique
    1 juin 2015
    Reply

    bonsoir

    la reponse est en effet tres simple.Mais ce sera un grand plaisir de lire ton texte sur le cinema de Malick ; j’attends patiemment.

    merci beaucoup

    • Sylvain Lavallée
      15 juin 2015
      Reply

      Désolé pour le délai pour le texte sur Malick: j’ai le fichier avec moi, mais bizaremment ça ne semble pas être la version finale, que je ne trouve pas version virtuelle. Je veux vérifier en consultant la revue imprimée, mais je suis en processus de déménagement subit et mes copies de Séquences sont à quelque part dans une boîte… Dès que je désemboîte, je mettrai le texte en ligne, probablement début juillet.

  16. sylva dominique
    1 juin 2015
    Reply

    J’ai essayé un jour de trouver tes textes pour la revue sequence ou pour commander les magazines en question : introuvable !!

  17. sylva dominique
    2 juin 2015
    Reply

    bonjour…
    aurais tu un texte sur CITIZEN KANE en temps qu’analyse?

    • Sylvain Lavallée
      2 juin 2015
      Reply

      Sur Citizen Kane, il y a lui http://ducinematographe.com/2012/10/citizen-kane-and-me-2-citizen-kane/, mais c’est en anglais. J’en avais parlé aussi dans mon dernier texte pour Séquences, et j’ai aussi un texte dans la revue sur le cinéma de Welles (tout ça se recoupe, je pense qu’il y a du copié-collé d’un texte à l’autre…) Pour trouver d’anciens numéros, aucune idée, je ne pense pas que ça circule beaucoup en dehors du Québec (même au Québec à vrai dire!) mais si tu y tiens vraiment, tu peux toujours contacter le rédacteur en chef, Elie Castiel, ses infos sont sur le site de la revue. Et si c’est juste pour mes textes, tôt ou tard, ils seront tous ici…

  18. dominique sylva
    10 juin 2015
    Reply

    bonjour

    je voulais savoir si tu avais des textes sur Zodiac et Benjamin Button de David Fincher?

    merci

    • Sylvain Lavallée
      10 juin 2015
      Reply

      Bonjour!
      Je pense que tout ce que j’ai écrit sur Fincher est maintenant en ligne, je n’ai jamais écrit spécifiquement sur ces deux films. Zodiac, un chef d’oeuvre ; Benjamin Button, je n’avais pas aimé, mais c’était avant que je m’intéresse à Fincher, j’aurais sûrement un autre avis aujourd’hui.

  19. RAPHAEL
    23 février 2016
    Reply

    Bien le bonjour M. Lavallée !

    J’ai fait la rencontre d’une oeuvre fascinante hier soir : Mort à Venise de Luchino Visconti. Je dois d’ailleurs me confesser d’emblée d’avoir commis l’honteux péché de l’avoir visionné à la télé, sur le pitoyable signal “pas HD pantoute” de ciné-pop de surcroît. Une vraie honte que de découvrir un film aussi SUBLIME sur un support aussi minable… Mais que voulez-vous, parfois on doit se contenter de prendre s’qui passe!

    Pour en venir au film en tant que tel, je mentirais si je vous disais que ce fut le coup de foudre. Ce n’est pas qu’il m’ait ennuyé, mais disons que j’avais par moments une difficulté à rester attentif et réceptif à ce qui se tramait devant mes yeux. De sorte que je me suis couché hier soir un peu perdu, sans trop savoir quoi en penser et sans réellement avoir eu l’impression de sortir du visionnement d’un chef-d’oeuvre.

    Or, voilà qu’aujourd’hui ma journée entière fut une constante bataille intérieure contre les flash-backs du film qui remontait constamment en moi. Souvenirs de sa qualité de ton, de son immense plan d’ouverture, de la finesse avec laquelle Visconti pose son regard sur ses personnages et leurs émotions. Et bien-sûr souvenir de sa finale on ne peut plus bouleversante. J’en ai été habité au point de nuire par moment à ma concentration au boulot. Signe assez évident il me semble que je viens de faire la découverte d’un film tout sauf banal.

    De là mon message de ce soir, car sachant que ce film vous est précieux, j’ai fouillé dans les archives du site pour voir si vous n’y auriez pas accordé un article à un moment ou un autre. À première vue je n’ai rien trouvé, mais peut-être ai-je mal chercher…

    Bref, si un jour il vous vient le gout d’écrire plus en longueur sur ce film (pour Panorama peut-être…?), sentez vous bien à l’aise !! 🙂 Votre analyse me serait bien précieuse et fort appréciée car elle me permettrait sans doute d’éclaircir cette ambivalence qui m’habite face à cette oeuvre singulière…

    • Sylvain Lavallée
      24 février 2016
      Reply

      Bonjour!

      En effet, le film m’a fait un effet très similaire (je l’avais vu aussi pas hd, sur Télé-Québec dans le temps), mais je ne l’ai pas revu depuis des années, je ne me souviens que de quelques images (l’ouverture et la fin, entre autres), et en fait je pense que je me rappelle plus des réflexions sur l’art dans le livre de Mann, que j’avais lu par après. C’est un film qui m’avait beaucoup marqué, mais que je n’ai pas souvent revisité (peut-être une fois ou deux). Il faudrait bien que je m’y mette!

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